par Charles Demoulin
6 septembre 2026
Le dixième et dernier volet d’une saga ‘New Romance’, le Paris de l’après Deuxième Guerre mondiale, un thriller à couper le souffle, le témoignage brut d’une femme-objet œuvrant dans un strip-club de Miami, un bouleversement total de vie, une histoire d’amitié féminine, le premier amour… voilà le programme que Janette vous propose aujourd’hui.
‘La cuisinière de Frida’, de Florence Etcheves chez City
Pour échapper à un mariage forcé et à un destin écrit d’avance, la jeune Nayeli s’enfuit de chez elle. Sans perspectives, sans argent, elle arrive à Mexico dans l’effervescence de la fin des années 1930.
Grâce à son esprit vif et à son talent, elle trouve un travail de cuisinière à la Casa Azul, la maison de Frida Kahlo. La célèbre artiste y vit recluse depuis un terrible
accident, tourmentée par la douleur et par les infidélités de son mari. Nayeli découvre le monde de couleurs, de passion et de rébellion de Frida et les deux femmes tissent un profond lien d’amitié. Jusqu’à ce qu’un drame éclate.
Quatre-vingts ans plus tard, la petite-fille de Nayeli découvre un mystérieux tableau convoité par des collectionneurs, représentant sa grand-mère lorsqu’elle était jeune. En cherchant l’identité de l’artiste, elle remonte le fil de son histoire familiale. Une histoire tragique faite de secrets, de passion et de trahison qui va bouleverser son existence.
Une grande saga colorée sur le pouvoir de l’amitié féminine, mais aussi de l’art et de l’amour. Un récit où vous découvrirez non seulement qui était vraiment Frida Kahlo, mais également nombre de senteurs et de saveurs mexicaines. Tout cela sans oublier l’odeur des gouaches utilisées par cette artiste peintre que nous fait découvrir plus intimement Florence Etcheves.
‘3500 $ la semaine’, de Mélodie Maudet chez fayard
D’entrée de jeu, Mélodie Maudet alias Dior s’explique :
«J’en suis persuadée, je ne suis pas digne d’être aimée. De là à devenir une femme-objet, marchandise dans un strip-club… il n’y a qu’un pas. Et je l’ai franchi. »
À 26 ans, Mélodie vaut 3500 dollars la semaine. Pas au bureau, pas sur LinkedIn : mais nue sous les néons d’un strip-club de Miami. Enfant trimballée entre la France et Haïti, habituée à se taire et à encaisser, elle a fini par vendre ce qu’on lui a toujours appris à exploiter : son corps. Dans les private rooms, les billets pleuvent, les clients s’amusent, la police ferme les yeux. Mais derrière la
French fantasy juchée sur talons de 20 cm, il y a une femme qui crève de trouille, de honte, mais qui est déterminée à s’en sortir.
Un témoignage brut et sans concession qui interroge sur la dignité, le droit à l’erreur et la capacité à se relever.
Il est indéniable que le fait d’avoir trouvé la force d’écrire cet ouvrage a permis à celle dont le pseudo était Dior, de réaliser un grand pas vers une reconstruction qui n’était certes pas des plus aisées. N’empêche qu’il fallait oser !
‘Paris ne meurt jamais’, de Dany Brillant au Rocher
Dans le Paris de l’immédiat après-guerre, deux mondes que tout oppose s’entrechoquent.
D’un côté, Matteo Ciorelli, fils du parrain de la pègre corse de Pigalle, destiné à reprendre l’empire de la violence et du chantage. De l’autre, l’effervescence intellectuelle et jazzy de la Rive Gauche, où la jeunesse réinvente la liberté.
Envoyé par son père pour ‘racketter’ les nouveaux lieux branchés de Saint-Germain-des-Prés, Matteo tombe sous le charme de cette ‘faune’ libre et créative. Sa rencontre avec Juliette, muse solaire et fille du barman Lucien Capuletti, va faire basculer son destin.
Entre son héritage de sang et son rêve de devenir chanteur, Matteo devra choisir sa voie, car comme le dit Sartre : « L’homme ne devient pas ce qu’il est, il est ce qu’il devient. »
Dans ce premier roman, Dany Brillant, qui est surtout connu comme chanteur, nous entraîne dans un voyage électrique, et très personnel de Pigalle à Saint-Germain-des-Prés.
Un roman généreux et vibrant, porté par une plume visuelle qui fait revivre le Paris de l’après-guerre et ses légendes : Sartre, Beauvoir, Miles Davis, Juliette Greco ou encore Boris Vian. Et cela entre ombre et lumière, jazz et revolver.
Un petit conseil : voilà ouvrage à lire le soir confortablement installé dans un fauteuil avec, en bruit de fond, la trompette envoûtante de Miles Davis. Un régal !
‘ Some Kind of Perfect – Ne jamais se séparer’, de Krista et Becca Ritchie chez Verso
Ils n’ont jamais cherché à être parfaits. Simplement à être heureux.
Il fut un temps où Lily et Loren se cachaient derrière leurs addictions. Où Rose et Connor transformaient chaque échange en rivalité. Où Daisy et Ryke défiaient le danger comme si le lendemain n’existait pas.
Dix ans plus tard, ils sont toujours là. Ils ont connu les mensonges, les rechutes, les jugements et les blessures, mais aussi les rires, les petites comme les grandes victoires. Ils ont appris à tomber, à se relever, à se battre les uns pour les autres. Ensemble, ils ont construit bien plus qu’une histoire d’amour : une famille.
Pour la toute dernière fois, retrouvez Lily, Loren, Rose, Connor, Daisy et Ryke dans un roman profondément émouvant qui célèbre l’amour sous toutes ses formes, les liens du sang, les liens de cœur et les combats qui font de nous ceux que nous sommes.
En fait, la conclusion bouleversante de la saga ‘New adult culte’ lue par des millions de lecteurs et lectrices à travers le monde. Une saga qui met en scène trois couples aux multiples addictions et passions. Une saga où s’entrecroisent trois sœurs et deux demi-frères issus d’une famille de riches industriels. Soit, d’un côté, la célébrité, de l’autre, les scandales en tout genre.
‘Les Pèlerins’, de Jean-Paul Ciccione chez M.E.O.
Dans l’église romane de Saint-Flour-Le-Désert, un photographe passe une année complète à l’affût d’instants de grâce subtile pour son prochain album. Cet homme, ouvert, bien qu’introverti et peu enclin aux relations sociales, s’efforce de conjuguer la créativité, une foi chrétienne dégagée des dogmes et l’émerveillement.
Un soir de super lune, une femme plantureuse s’en vient dessiner dans cette église. Son charme solaire et fantasque, sa personnalité aussi débordante que sa chair vont chambouler la vie bien orchestrée du photographe.
Entre eux se développe une liaison torride et hors normes. Hélas, le malheur guette. Atteinte d’une tumeur cérébrale incurable, Hélène décide de finir ses jours chez sa mère. Son amant l’y accompagne, dans tous les sens du terme, pour un huis clos à trois empreint d’amour, de spiritualité, de confiance et de poésie.
L’issue inéluctable signifiera pour le photographe un renouveau de son art, où le noir et blanc cédera la place à la couleur, les églises romanes au cimetière où repose son amante, l’activité artistique routinière à l’érémitisme.
Un premier roman qui nous explique que l’art, l’amour et une spiritualité affranchie des dogmes offrent un refuge face à la tragédie. Une pause face à l’agitation du monde moderne, en valorisant l’intériorité et la création artistique.
‘The Most Dangerous Games’, de MrBeast et James Patterson chez HarperCollins Noir
Ce récit constitue en fait un réel événement puisque MrBEAST, le créateur de contenu le plus suivi de la planète, s’allie avec James Patterson, l’auteur de polars le plus lu dans le monde, pour nous livrer un thriller à couper le souffle.
Dans un monde au bord de l’effondrement, cent participants s’affrontent dans une compétition à très haut risque, mettant en jeu leur propre vie. La récompense ? Une chance de sauver l’humanité… et un milliard de dollars.
À travers des épreuves impitoyables et des défis incessants, les joueurs sont poussés au-delà de leurs limites tandis que les risques augmentent sans cesse. Survivre devient la seule règle.
‘The Most Dangerous Games’ est le thriller qui va vous en mettre plein les yeux et vous tenir en haleine jusqu’à la dernière page.
Véritable phénomène des réseaux sociaux, MrBeast, suivi par plus de 760 millions de followers à travers le monde, nous livre en compagnie de James Patterson un récit ‘événement’.
Dès la première page, vous allez vous rendre compte que vous plongez dans un ouvrage unique en son genre. Et que dire alors de sa conclusion ! Une incroyable découverte pour moi, mais qui le sera également pour tous les fanas de thrillers.
‘À cœur, l’amant’, de Lily King chez Albin Michel
Étudiante à la faculté des lettres, l’héroïne de ce roman éprouve une soif de connaissance et de sensations que seule la littérature, pense-t-elle, peut assouvir.
Avec Sam et Yash, deux amis inséparables rencontrés sur le campus, elle découvre un univers où ferveur intellectuelle, joutes verbales et parties de cartes endiablées coexistent joyeusement. Très vite, leurs vies s’entremêlent, faites d’amitié, mais aussi d’imprévisibles attirances, jusqu’au premier amour.
Des décennies plus tard, romancière reconnue et mère de famille, elle est confrontée à un événement inattendu qui remet brutalement en cause les choix qu’elle a faits par le passé et qui ont façonné son présent. L’amitié, l’idéal, la littérature, la puissance du premier amour…
Avec une force troublante, le roman de Lily King réveille en nous des émotions familières. Si bien qu’on en ressort emplis de gratitude, comme si cette histoire était aussi un peu la nôtre.
C’est un roman d’amour à la fois simple et touchant, mais qui porte en lui tous les éléments d’une authenticité plus que sincère.
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