#Janette bien dans sa tête | #Psycho

Poser ses limites sans culpabiliser 

par Emilie Geoffroy

19 septembre 2026

Dire non à une demande, reporter une invitation, ne pas répondre immédiatement à un message… Sur le papier, rien de bien compliqué. Dans la vraie vie, Janette peut pourtant se retrouver à accepter beaucoup de choses qu’elle n’a pas envie de faire, simplement pour ne pas décevoir. Et si poser ses limites n’était finalement pas un manque de gentillesse, mais une manière de mieux respecter ses propres besoins ?

Le « oui » automatique

Quand tout le monde compte sur elle, Janette a parfois pris l’habitude de répondre présente avant même de se demander si elle en avait réellement envie ou l’énergie. Un service à rendre, une sortie, une tâche supplémentaire au travail… Le fameux « oui, pas de problème » sort presque tout seul.

Le problème ? À force d’accepter pour faire plaisir, elle peut finir par ressentir de la frustration, de la fatigue ou même du ressentiment. Dire oui aux autres ne devrait pas systématiquement signifier dire non à soi.

Une limite n’est pas un rejet

Poser une limite ne signifie pas devenir froide, égoïste ou moins disponible. Cela signifie simplement indiquer ce qui est acceptable pour soi et ce qui ne l’est pas.

Et inutile de rédiger un plaidoyer pour justifier chaque refus. « Je ne peux pas cette fois », « J’ai besoin de garder cette soirée pour moi » ou « Ce n’est pas possible pour moi actuellement » peuvent parfaitement suffire.

Plus Janette explique son refus, plus elle risque d’avoir l’impression qu’elle doit obtenir l’autorisation de poser sa limite.

Apprendre à supporter le petit malaise

Le plus difficile n’est pas toujours de dire non. C’est parfois d’accepter de ne pas être certaine que l’autre le prendra bien.

Une personne peut être déçue sans que Janette ait fait quelque chose de mal. Une amie peut comprendre plus tard. Un collègue peut trouver une autre solution. Les enfants peuvent aussi apprendre que leur maman n’est pas disponible à chaque instant.

La culpabilité peut donc être présente au début. Elle ne signifie pas forcément que la limite est mauvaise : elle peut simplement être le signe que Janette est en train de changer une vieille habitude.

Et si elle commençait petit ?

Pas besoin de révolutionner ses relations du jour au lendemain. Janette peut commencer par s’accorder quelques secondes avant de répondre à une demande : « Est-ce que j’en ai envie ? Est-ce que j’en ai l’énergie ? Est-ce que je le fais par choix ou par peur de décevoir ? »

Parce que poser ses limites, au fond, ce n’est pas fermer la porte aux autres. C’est aussi apprendre à laisser une place à soi.

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