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Devenir papa, cela s’apprend-il ?

par Claudine Boulanger-Pic

27 novembre 2020

Est-ce qu’un père joue toujours le rôle d’un papa ? Hélas non !

Le père est d’abord le géniteur puis il se métamorphose en papa qui accompagne, aime et aide son enfant à grandir. Il y a une grande différence entre les deux. Un enfant qui vit avec un père qui ne joue pas vraiment son rôle de papa peut ressentir un grand vide affectif et des difficultés à grandir et s’affirmer dans la vie.

Le père doit être à la fois, le géniteur dont l’enfant doit connaitre l’existence et l’identité,  le « papa » qui élève l’enfant, et aussi une instance paternelle que l’enfant a besoin d’intérioriser comme modèle pour se situer et s’orienter. Tout homme peut être père puisqu’il est responsable de la conception de l’enfant mais être papa demande une présence, une responsabilité vis-à-vis de la famille et une participation dans l’éducation et l’évolution de l’enfant. Un papa donne de l’affection, de l’attention et de l’amour.

Quelques différences si nécessaire pour mieux comprendre :

Un père juge, un papa comprend. Un père n’essaie pas de connaitre son enfant et lorsque ce dernier commet une erreur, il le juge sans tenter de le comprendre. De ce fait, ses paroles peuvent être blessantes et marquer profondément la petite personne.
Au contraire, un papa se maitrise même s’il est en colère. Il essaie de comprendre la situation de son enfant et de faire de son mieux pour l’aider à améliorer ses points faibles en le soutenant et en l’aidant. De cette manière, il renforcera la confiance en soi de l’enfant afin qu’il puisse réussir dans sa vie future.


Un papa accepte son enfant tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts, cela n’affectera en rien son affection et sa tendresse pour lui. L’enfant ayant besoin d’être aimé pour ce qu’il est réellement le considérera en retour comme le meilleur des Papas. Un père peut rejeter son enfant et n’éprouvera aucun scrupule à l’abandonner froidement en l’accusant de tous les maux.

Le papa est l’idole de son enfant, le père non. Un père ne s’intéressera pas à l’image qu’il va véhiculer et donner à son enfant ; il ne se soucie pas d’être le bon exemple pour l’enfant, il exige d’être sa référence.
Au contraire un papa essaie toujours d’être intègre et irréprochable aux yeux de son enfant, le mieux qu’il peut, car il sait que son enfant l’imitera tôt ou tard.

Le père parle pour lui, le papa parle pour l’enfant. Un père s’adresse à son enfant comme à une personne qui lui importe peu. Sa communication est froide et ne manifeste pas beaucoup d’intérêt ni d’attention. Tandis qu’un papa est dans l’attention et la compréhension. Il se mettra toujours au même niveau que son enfant et parlera son langage pour une communication plus fluide et sympathique.

Un père peut être absent mais un papa est toujours présent. Le papa peut ne pas être le vrai père mais un père de substitution ; il peut s’agir du beau-père. Ce dernier assume le rôle de papa en adoptant cet enfant comme s’il était le sien et sera toujours présent dans toutes les étapes de sa vie.

Comment réussir ce challenge ?

Les papas ne sont pas les mêmes qu’il y a 50 ans et leur rôle est différent de celui des mamans. Être papa, c’est accepter de vivre sa paternité à sa façon et s’impliquer à fond dans ce rôle phare de la vie de l’enfant.

En premier, il convient d’attendre un enfant à deux : pendant la grossesse, le rôle du futur père ne se limite pas à la satisfaction des envies insolites de sa compagne ou à l’arrivée en trombes à la maternité. Si la femme attend un enfant, l’homme aussi… C’est toute sa vie qui va s’en trouver bouleversée. La paternité est probablement la chose la plus banale au monde, c’est aussi la plus perturbante pour qui ne serait pas prêt. Et honnêtement, difficile de l’être quand on ne sait pas à quoi s’attendre. La patience et la compassion sont des qualités essentielles pendant cette période où ensemble on apprend comment le bébé grossit dans le ventre de sa maman, ce dont il a et va avoir besoin, comment il va s’appeler, quelle place il va prendre…

Quand il naît, c’est un petit inconnu qui arrive ! IL EST UNIQUE !

Et là, il va falloir apprendre beaucoup de choses et en accéléré. Le manipuler (….délicat !),  le bercer, le baigner, le changer… et tout ce caca dont la forme, la couleur, la régularité sont si importantes pour la maman ! Et, de plus, les bébés étant des éponges, ils ressentent votre stress et vos angoisses et peuvent vivre ça très mal. Résultats : des pleurs, des pleurs et encore des pleurs. Important de rester calme, essentiel de mettre en place un système de relais avec la maman et autres personnes proches !

Le papa devra se familiariser avec les réveils nocturnes Avec le temps, il saura vite préparer et donner le biberon, chanter des berceuses en somnolant et il peut même réussir à vivre avec plaisir ces moments magiques de complicité nocturne. Toute l’organisation de la maisonnée va être perturbée et remise régulièrement à l’ordre du jour au fur et à mesure que bébé grandit. Ce point est capital, même vital. Sans organisation, point de salut. Une chose est certaine, le couple parental va faire fonctionner ses neurones. Les priorités vont changer : reportées les bières avec les potes à la sortie du boulot, finis les dimanches grasse-mat ou en mode cocooning  avachi sur le canapé, oubliées les soirées romantiques à deux… !

C’est tout un nouveau monde à découvrir et une sorte d’économie parallèle à instaurer : acheter toutes ces choses de puériculture, offrir à bébé une garde-robe digne de ce nom, lui choisir un doudou exceptionnel pour le protéger, tester les robots de cuisine pour fabriquer une nourriture saine, choisir les jouets audacieux qui l’aident à découvrir la vie….etc.

Des moments difficiles attendent un papa ; voir son bébé en vrac lui tordra les tripes ; inévitablement les maladies infantiles n’épargnant aucun enfant (coliques, bronchites, poussées de température…), le papa apprendra vite que la meilleure façon d’apporter son aide consiste à rassurer… pas à s’inquiéter.

Le plus dur finalement sera d’accepter de passer en second

Ah oui, ça c’est une règle à laquelle il va falloir s’habituer. Avec la naissance d’un bébé, le papa perd une place au top 50 des personnes les plus importantes dans la vie de sa moitié. Rien ne pourra y faire ! Un bouquet de fleurs, l’intégralité de la nouvelle collection de sa marque de vêtements préférée, un week-end romantique dans un hôtel au luxe ostentatoire, lui masser les pieds tous les soirs… Certes, ça aide…. mais papa ne récupérera sa première place tant convoitée qu’à la majorité de son ingrate progéniture ! Et encore…

Bon courage papa… la réussite est gratifiante !

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