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[C’est dans le mag] Janette rencontre Mandy Minella

par Janette

1 mars 2017

Mandy Minella, à tout juste 30 ans, s’est hissée au premier rang des joueuses de tennis luxembourgeoises. Ambitieuse, la jeune femme au jeu attaquant aime user de son coup droit et monter au filer pour mettre ses adversaires à mal. Une sportive solaire et déterminée.

Rentrée victorieuse du tournoi de Bol en Croatie, Mandy Minella a eu le temps de diner en famille au Luxembourg avant de s’envoler à Majorque pour débuter la saison sur gazon. Alors qu’elle se prépare à jouer son
premier match, elle prend le temps de s’entretenir avec Janette. Entre rires et confidences.

Numéro 1 luxembourgeoise au classement WTA sans discontinuité depuis le 25 septembre 2011, sportive luxembourgeoise de l’année 2011, 3ème luxembourgeoise à inscrire son nom sur les tablettes d’un tournoi WTA, avec un tel palmarès, Mandy Minella a marqué son sport au niveau national.
Une volonté à toutes épreuves
C’est toute petite que Mandy Minella a tenu pour la première fois une raquette de tennis dans ses mains:
« Enfant, mon père voulait absolument que je fasse du sport pour m’épanouir en dehors de l’école. Je me suis essayée au volley-ball, au football ou encore à l’athlétisme en plus du tennis. » C’est dans cette dernière discipline débutée à l’âge de 5 ans que la sportive se sent le plus de talent. Elle continue dans cette voie et à 15 ans, soutenue et encouragée par son père toujours, elle se donne les moyens d’embrasser une carrière professionnelle et part seule à Paris : « J’étais prête à beaucoup de sacrifices pour atteindre mon objectif ». Sa passion et sa détermination lui permettent d’avancer.

Sur la route, les chemins ne sont pas toujours les bons quant aux choix d’un entraineur ou d’une structure pour l’accompagner : « Je manquais d’expérience, mais cela ne m’a pas empêché d’avancer et finalement tout s’est mis en place. »

Fatiguée de ne plus être avec les siens, son retour à Esch-sur-Alzette en 2012 marque sa meilleure année. Partie seule à 15 ans, elle est revenue avec Tim Sommer, son mari et désormais entraineur, rencontré sur le circuit.
« Après avoir habité à Frankfort où il travaillait, cette décision commune de s’installer au Luxembourg est la meilleure que j’ai prise, nous formons une très belle équipe », confie-t-elle.
Pour preuve, à la ville comme sur les courts, le coach prend soin de sa belle: « Je ne suis pas du matin. Chaque jour il me prépare un petit déjeuner sain avant que débute ma journée ». Une journée rythmée par des entrainements : « 2 heures d’échauffement le matin suivies de 2 heures d’entrainement avant un déjeuner riche
en féculents, puis je me détends avec du fitness». Depuis quelques mois cependant la jeune femme privilégie la qualité des entrainements à la quantité pour ménager sa blessure au bras. Si son travail est pour elle une énorme source de stress et d’angoisse, entre deux matchs, deux tournois, Mandy aime se mettre au calme, se détendre, se balader pour retrouver un peu de sérénité. « Le tennis me demande énormément d’énergie, il faut contrebalancer pour recharger les batteries ». En dehors des courts, elle se consacre au golf, aime les virées en ville, retrouver des amis au Sobogusto ou sous la véranda du Zanzen avec un délicieux plateau de fromages et de charcuterie.

Sa plus belle expérience ? « En 2013, sur l’US Open contre Sloane Stephens à l’époque 8ème joueuse mondiale.
Devant son public, je menais tout le match, mais j’ai fini par perdre à la fin tant elle a été encouragée et soutenue
par ses compatriotes. » Mandy finit par craquer, perd le match et explose en sanglots. Reste qu’elle est aujourd’hui heureuse d’avoir pu jouer à un tel niveau. Si elle ne sait pas quand elle mettra un terme à sa carrière, la question se
pose évidemment, non sans angoisse:
« J’arrêterai quand je ne jouerai plus de Grand Chelem, c’est difficile d’imaginer une transition alors que j’y ai
consacré toute ma vie ». Elle poursuit son chemin avec beaucoup de détermination et pour seule certitude
quant à son avenir, l’envie de fonder une famille.

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