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Virus HIV : update

par Janette

20 novembre 2023

Par le biais de cet article, Dr Stéphanie Dangel vous informe sur le virus HIV. L’épidémie a fait des ravages dans les dernières décennies du siècle dernier. Aujourd’hui, les progrès thérapeutiques, les derniers développements en terme de prévention laissent tous les espoirs.

Quelques chiffres

L’infection par le VIH demeure un problème de santé publique mondial avec des chiffres vertigineux. L’épidémie a fait 40 millions de morts depuis son début, alors que 86 millions de personnes ont été infectées.

En 2022, on a comptabilisé 39 millions de personnes vivant infectées dans le monde, dont les 2/3 en Afrique. Plus de la moitié sont des femmes.

Aujourd’hui, heureusement, le nombre de nouvelles contaminations semble ralentir ou stagner. À noter que 46% des nouvelles contaminations concernent le sexe féminin.

La prévention

Des comportements et des situations accroissent le risque de contracter une infection à VIH : les rapports anaux ou vaginaux non protégés, la présence d’une autre infection sexuellement transmissible (IST) syphilis, herpès, chlamydiose, gonorrhée ou vaginose bactérienne par exemple, les comportements sexuels faisant intervenir un usage concomittant d’alcool et de consommation de drogues, le partage, lors de l’injection de drogues, d’aiguilles, de seringues et enfin les piqûres d’aiguilles accidentelles essentiellement chez les professionnels de santé.

Le risque d’infection par le VIH se réduit donc avec des démarches de prévention à savoir, la principale, qui reste l’utilisation du préservatif masculin ou féminin pendant les rapports sexuels, et les services offerts aux consommateurs de drogue (matériel stérile).

Depuis plusieurs années, l’administration de médicaments antirétroviraux à une personne séronégative peut prévenir l’infection.

Lorsqu’ils sont administrés avant une exposition possible au VIH, il s’agit d’une prophylaxie préexposition (PrEP), et lorsqu’ils sont administrés après une exposition, il s’agit d’une prophylaxie postexposition (PPE). 

La PrEP s’est largement répandue, particulièrement dans les populations masculines homosexuelles et bisexuelles. Dans certaines villes, comme Sidney par exemple, elle a permis de diminuer de plus de 80 % le nombre de nouvelles infections en 10 ans.

Le bémol est que cette prophylaxie efficace pour le VIH, ne l’est que pour le VIH et on observe parallèlement une hausse des IST, le préservatif étant délaissé.

Le PPE est, lui, envisagé sous contrôle médical suite à un rapport sexuel non protégé, rupture d’un préservatif, piqûre, et ce dans les 72 heures.

Le traitement anti rétroviral (TAR)

Destiné aux personnes séropositives, il vise à empêcher la multiplication, dite réplication, du virus dans l’organisme qui conduit à un anéantissement progressif du système immunitaire. Le but est d’aboutir à une présence indétectable du virus dans l’organisme, mesurée par la charge virale ou virémie. 

Tout récemment, l’OMS, études à l’appui, confirme qu’une personne avec une charge virale indétectable sous TAR à un risque nul de transmettre le virus à son partenaire. Il en va de même dans le risque de transmission mère-enfant au cours de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement. Cette avancée considérable change notamment la vie des couples sérodiscordants.

Le TAR doit cependant être pris à vie, sans interruption, et peut comporter des effets secondaires, mais il permet de vivre longtemps et en bonne santé.

Le dépistage

Plusieurs tests sont disponibles : le test au laboratoire, sans anonymat, renseignera sur le statut sérologique d’il y a 6 semaines.

Parallèlement, il existe des tests rapides, avec résultats en quelques minutes, disponibles dans les associations et autotests disponibles en pharmacie, mais ces tests renseignent du statut d’il y a 12 semaines.

Le délai entre l’infection et le diagnostic par dépistage conditionne la prise en charge et le pronostic. Le dépistage précoce reste donc toujours et encore primordial pour atteindre l’objectif d’une charge virale indétectable.

Cependant, la peur de se faire dépister reste toujours présente. Par méconnaissance dans certaines populations, par peur de stigmatisation aussi.

Au Luxembourg , il existe un dépistage anonyme. Les modalités sont disponibles sur le site de la Croix-Rouge luxembourgeoise.

On peut recommander à tous de se dépister, particulièrement après une situation à risque, en cas de désir de grossesse, de diagnostic d’une IST, d’arrêt de l’usage du préservatif dans un couple exclusif, mais aussi pour se rassurer, ou quelqu’autre motif.

Quel futur ?

L’infection VIH se traite, mais se guérit encore peu (seuls 6 patients ont guéri après une greffe de moelle, et 3 millions par anticorps neutralisants). 

Les plus grands espoirs résident dans le développement de ces anticorps neutralisants à large spectre, capables de bloquer l’entrée du virus dans les cellules et de plus d’inhiber la transmission de cellule à cellule.

Un espoir thérapeutique, sur ce modèle, est une sérieuse perspective de guérison à large échelle pour les patients séropositifs.

Article rédigé par Dr Stéphanie Dangel

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