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Protéger les jeunes filles de Côte d’Ivoire grâce à la formation

Publireportage

22 septembre 2021

La Fondation Follereau entend améliorer les conditions de vie des jeunes filles de Côte d’Ivoire qui sont en situation difficile. Pour ce faire, une offre de formation professionnelle a été mise en place dans la région de Kaloukro, notamment grâce aux dons privés.

La Côte d’Ivoire connait une croissance forte mais présente des inégalités et des disparités entre sa capitale économique, Abidjan, et le reste du pays où sévit une énorme précarité. Beaucoup de jeunes filles sont ainsi tentées de quitter leur village natal pour rejoindre les grandes villes et y chercher un emploi. Objectif ? Subvenir à leurs besoins mais surtout à ceux de leurs familles. Issues de milieux pauvres et souvent illettrées, ces dernières n’ont pour la grande majorité pas eu accès à l’éducation.  Elles sont alors embauchées dans le cadre d’emplois précaires et exposées à de grands risques d’abus et d’exploitation en tous genres.

Depuis le Luxembourg, la Fondation Follereau tente d’améliorer leurs conditions de vie afin de les protéger et de briser le cercle de la précarité. « Nous avons un projet au sein du petit village de Kaloukro situé à une vingtaine de kilomètres de Bouaké, la deuxième plus grande ville du pays au niveau démographique. Il s’agit d’un centre de formation destiné aux jeunes filles de 14 à 30 ans », explique Clémentine Gloire, chargée de projet. Proposées sur trois ans, les formations permettent aux étudiantes de suivre des cours d’alphabétisation – 60% des arrivantes étant analphabètes – mais aussi et surtout de se spécialiser en couture, pâtisserie ou coiffure, trois disciplines en phase avec les besoins du marché local. « L’objectif est qu’elles puissent, au terme de leur apprentissage, travailler auprès d’un artisan ou ouvrir leur propre atelier grâce à l’obtention d’un diplôme reconnu par la Chambre des métiers. Nous leur fournissons aussi  les outils nécessaires pour démarrer leur activité. Au mois de juin 2021, sept filles ont ainsi terminé leur formation en couture et reçu leur kit d’installation : une machine à coudre, une paire de ciseau, un mètre ruban, des aiguilles, de la popeline, un boîtier, et de l’huile de machine », poursuit Clémentine Gloire.

Briser le cercle de précarité

En parallèle, le centre de formation propose également tout un volet de prise en charge médicale et psychologique pour ses étudiantes, mais aussi de sensibilisation sur les thématiques des droits des filles et des femmes, de la santé maternelle et infantile, du planning familial, du mariage et du danger des grossesses précoces. « En leur donnant accès aux services de santé et en les accompagnant si elles ont été abusées par le passé, nous tentons de leur apporter un appui global. Nous les informons aussi quant à leurs droits. Beaucoup de filles mineures sont déjà mères. Certaines viennent suivre la formation avec leur bébé sur le dos », raconte Clémentine. Un constat qui a incité la fondation Follereau à construire prochainement une garderie accolée au centre de formation.

Aussi, pour éviter que certaines filles ne partent au cours de la formation et se dirigent vers une activité économique précaire, parfois sous la pression de leur famille – avec tous les risques qui en découlent – un nouveau volet du projet est actuellement à l’étude. « 5 filles sur 45 ont quitté le centre au cours de l’année passée. Nous envisageons donc de renforcer les familles des villages alentours en mettant en place des activités génératrices de revenus au sein de la communauté », indique la chargée de projet.

A long terme, le centre de formation devrait également ouvrir ses portes aux garçons mais pour cela, de nouveaux bâtiments devraient être construits. Beaucoup de chantiers encore en perspective pour la Fondation Follereau, dont l’avancée des projets dépend des financements du ministère et des dons privés. « Pour le centre de Kaloukro, nous avons un budget de 40 000 euros par an : 60% de la somme nous est fournie par le ministères des affaires étrangères, les 40% restant résultent de la générosité de nos donateurs », constate Clémentine Gloire. Vous souhaitez en savoir plus ou contribuer à l’avancée du projet ? Rendez-vous sur ffl.lu.

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