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Comment annoncer l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur ?

par Claudine Boulanger-Pic

29 mars 2020

Il me semble important, afin d’éviter des conflits latents, de ne pas considérer que cette nouvelle arrivée dans la tribu est naturelle. Conseils.

L’arrivée d’un second enfant est un événement perturbant pour l’ainé.

  • Déjà, ne lui racontez pas n’importe quoi, du genre : « C’est super ! Tu vas avoir une petite sœur, tu ne seras plus jamais seul(e) ! ». C’est faux. L’enfant ne pourra pas jouer avec le bébé. Et de plus, c’est très dangereux, car les enfants ont tendance à tout prendre au mot. 
  • Donc favorisez les échanges avec votre enfant à propos de l’enfant qui va naître, surtout écoutez-le, car l’annonce de l’arrivée d’une petite sœur ou d’un petit frère peut être extrêmement angoissante pour l’ainé. 

Le changement physique de sa mère peut être très bouleversant : il comprend qu’elle va devenir maman d’un autre. Il ressent de la jalousie, c’est tout à fait normal, car pour lui, cette nouvelle arrivée dans la famille n’est pas naturelle, il a peur de perdre sa place au sein de la tribu, il se demande ce qu’il va devenir, un ou une autre va le remplacer. Cette détresse peut se manifester de plusieurs façons : déni, mutisme, colère, joie excessive, agressivité, perte d’appétit, sommeil agité, résultats scolaires en baisse, etc.   

Que peut-on faire pour l’aider à vivre ce grand changement ?            

En premier lieu, les parents doivent expliquer à l’enfant que, au sein d’une famille, il y a assez d’amour et de place pour tout le monde.

Il y a deux attitudes fondamentales à respecter :   

  • Manifester la solidité de votre attachement : c’est le fait de rassurer l’enfant. Vous pouvez lui dire : «Cette nouvelle arrivée ne remettra jamais en question notre attachement vis-à-vis de toi. Nous t’aimerons toujours autant. »   
  • Confirmer la sécurité de base : c’est le fait de sécuriser l’enfant. On peut lui dire : « Nous serons toujours là pour te protéger, cela ne changera rien. Tu resteras toujours quelqu’un de très important pour nous. »        

L’avantage de notre époque est qu’il est plus acquis de communiquer avec l’enfant, même très jeune. Alors, il ne faut pas hésiter à expliquer : « Est-ce que tu as bien compris ce que je t’ai dit ? »,  à répéter autant de fois que nécessaire, avant et après la naissance, et ceci est valable pour les arrivées suivantes le cas échéant, arrivées qui sont toujours une menace pour les précédents.

Les câlins doivent rester nombreux et les petites habitudes affectueuses inchangées. Ne bouleversez pas sa vie et respectez ce qui lui appartient: ses jouets, ses habits, ses couverts, son lit… Vous pourrez vous occuper des successions plus tard quand le lien sécurisant sera assuré. 

Afin qu’il ressente qu’il a toujours sa place dans la famille, vous pouvez aussi le responsabiliser davantage en lui donnant de nouvelles tâches à accomplir. Ranger sa chambre, éteindre ou allumer les lumières, etc. 

Dans notre famille nous avons aimé glisser un cadeau dans le berceau du bébé qui arrive de la maternité et l’offrir au plus grand en lui disant : « Ton petit frère (ta petite sœur) t’offre ceci ! ». Ce geste apprécié est resté en mémoire, encore aujourd’hui !   

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