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Ces femmes qui font les couvertures de livres

par Charles Demoulin

12 juillet 2026

Sans le vouloir, en regardant les différentes covers des ouvrages que j’allais vous présenter, j’ai remarqué que sur chacune d’elles, une personne de la gent féminine y trouvait place. Partons donc à la rencontre de ces dames.

‘La petite fleuriste de Tokyo’, de Yukihisa Yamamoto chez Albin Michel

Dans le quartier du Marais de la Baleine, à Tokyo, se trouve la jolie boutique de l’énigmatique Marita. Là, chaque fleur a son langage, chaque bouquet sa signification.

C’est ce que va découvrir Kikuko, embauchée par Marita alors qu’elle vient de quitter un emploi toxique. Sous l’égide de la fleuriste et de son duo de vendeurs, Kikuko se familiarise avec un monde mystérieux et profond.

Un brin de muguet, symbole d’une seconde chance de bonheur, ou un bouquet de trois tournesols pour dire ‘Je t’aime’… Bientôt les fleurs n’ont plus de secret pour elle.

Et tandis qu’elle transmet à chaque client un message de sagesse et d’espoir, Kikuko pourra-t-elle à nouveau, elle aussi, envisager l’avenir avec confiance ?

En lisant ce roman qui se veut tout en douceur, n’oubliez surtout pas d’écouter tous ces messages que vous livrent toutes ces fleurs qui embaument de leurs parfums subtils, le magasin de Kikuko 

‘L’école de la vie’, de Marion Fritsch chez Albin Michel

Avant de se lancer dans la lecture de cet ouvrage dédié à la jeunesse, relisons tout d’abord avec grande attention ces quelques lignes écrites par l’auteure : « Je songe souvent que j’écris avec des mots simples. Car dans ma banlieue tout est compliqué. Sauf le

manque de perspective. Le bruit des scooters. Et le langage. »

Ils s’appellent Antoine, Inès, Adama, Clara, Rachid, Fanny, Marion. Ils ont dix-sept ans, des sacs trop vides, des éclats de rire trop forts. Ils forment la ‘classe poubelle’. Une dernière année de lycée de banlieue, et peut-être un bac STMG à la clé.

Dans ce premier roman choral, Marion Fritsch donne voix à ces garçons et à ces filles qui l’ont entourée, à leur vitalité, leurs batailles, leurs rêves. À la professeure de français qui fait de son mieux.

Elle raconte aussi le territoire rude qui l’a construite autant qu’il l’a poussée à partir. L’école de la vie est une lettre d’amour, une ode à la jeunesse qu’on oublie et aux mots qui, parfois, lui ouvrent l’avenir.

Voilà un livre qui va vous faire énormément du bien, et ce même si sa mise en page, totalement éclatée et en vers libres, va grandement vous dérouter au départ. Un livre où l’auteure, contrairement à l’opinion générale, nous démontre à quel point elle a confiance dans la jeunesse issue des banlieues.

‘L’école de la vie’, de Marion Fritsch chez Albin Michel

‘Le guide des femmes insoumises’, d’Alison Goodman chez Albin Michel

Lady Augusta, dite Gus, et sa sœur Julia Colebrook, étiquetées ‘vieilles filles’ par une société anglaise redoutablement misogyne, sont en réalité des rebelles. Elles n’hésitent pas à voler au secours de femmes et d’enfants abandonnés par la société et la justice.

Lorsque Lord Evan, un séduisant forçat en cavale dont Gus est tombée amoureuse, leur demande de cacher sa sœur dans leur maison londonienne, les jumelles acceptent immédiatement. Car Hester aime une femme, et les convenances, comme la famille, la condamnent.

Mais bientôt, les soupçons se propagent à Londres quant à la complicité des sœurs avec Lord Evan et Lady Hester. Il faut faire vite. Gus et Julia doivent exfiltrer Lady Hester et prouver l’innocence de son frère.

De clubs sordides pour gentlemen londoniens en manoirs champêtres, de folles poursuites en bagarres fracassantes, les sœurs Colebrook se lancent dans une aventure qui met à l’honneur la quête de vérité et la solidarité féminine.

Dans les pas de deux héroïnes délicieusement insoumises, Alison Goodman, l’auteure du ‘Cercle des femmes rebelles’, signe un roman résolument féministe qui bouscule les clichés romantiques.

Un roman dynamique à souhait aux dialogues percutants. Un roman avec lequel on n’a guère le temps de souffler tant la manière dont ces ‘femmes insoumises’ prennent leur destin en main vous invite à batailler à leurs côtés. Un roman où des femmes réussissent à s’épanouir malgré le contexte suffocant des dictats des hommes.

‘Le guide des femmes insoumises’, d’Alison Goodman chez Albin Michel

‘L’Héritière du Papillon’, de Rachel Burton chez City

On n’hérite pas seulement d’un domaine, mais aussi de ses secrets. Alors qu’elle croule sous les dettes, Meredith hérite de la propriété d’une grand-tante dont elle ignorait totalement l’existence. Espérant trouver un nouveau départ à Butterfly Cottage, la jeune femme découvre que la maison est déjà occupée par un homme qui affirme en être, lui aussi, propriétaire !

Contraints de cohabiter, ils tentent de démêler la situation et se lancent à la recherche de la vérité. Alors qu’ils exhument d’anciennes lettres qui n’ont jamais été ouvertes, ils mettent au jour un mystère vieux de plusieurs décennies.

Peu à peu, le passé ressurgit avec l’histoire de Clara, une femme qui, au début des années 1960, s’installe à Butterfly Cottage. Bientôt, une tragédie éclate, obligeant Clara à disparaître sans laisser de traces. Des décennies plus tard, les blessures d’hier et les sombres secrets vont à nouveau bouleverser des existences.

Avec Rachel Burton et Meredith, enfoncez-vous dans ces jardins à l’anglaise pour y humer longuement les diverses senteurs des parterres de fleurs. Dépaysement garanti !

‘L’Héritière du Papillon’, de Rachel Burton chez City

‘Princesse Art déco’, de Thilde Barboni chez M.E.O.

Un fil sensible relie ces hommes et ces femmes en quête d’une nouvelle vie. Ils sont interprète, historienne de l’art, journaliste, grand-mère, architecte, assistante sociale, jeune maman, réfugié…

Après une enfance bousculée, un parcours chaotique, ils peinent à exprimer leurs émotions et leurs sentiments, mais cachent une lueur au fond du cœur. Soudain, le hasard des rencontres les bouscule.

Avec un peu de courage, beaucoup d’obstination, de l’imagination et un brin d’humour, sauront-ils emprunter cette autre voie qui s’offre à eux?

Ce tour de manège, qui restitue aux protagonistes les clés de leur destin, a ceci de particulier que chaque nacelle est située dans un lieu différent de notre ‘Plat Pays’. Il faut savoir que Thilde Barboni habite Waterloo en Belgique, une région décrite comme une morne plaine par Victor Hugo.

‘Princesse Art déco’, de Thilde Barboni chez M.E.O.

‘Harvest Season – Seasons of Carnage’, de Brynne Weaver chez Verso

Dans la jolie ville balnéaire de Carnage, tout fleurit… même les mensonges. Plus Nolan Rhodes creuse, plus la vérité lui échappe.

Harper n’est pas celle qu’il croyait. Arthur cache un visage bien plus sombre. Et le shérif Yates semble surgir à chaque coin de rue. Lorsque des passionnés de true crime envahissent la ville pour élucider la mort de leur leader, Nolan se retrouve au cœur d’une opération de recherche pour des disparus dont il connaît déjà le sort. Et tandis qu’il s’efforce d’entraver l’enquête, Cape Carnage ne tarde pas à basculer au bord du chaos.

Harper Starling pensait avoir enterré son passé et tout ce qui allait avec. Mais depuis que Nolan a commencé à déterrer ses secrets, tout menace de s’effondrer. Qui peut-elle encore croire ? L’homme énigmatique dont elle tombe amoureuse et qui était venu pour la tuer ? Le mentor qu’elle s’est juré de protéger devenu incontrôlable ? Ou son propre reflet, de plus en plus difficile à reconnaître ?

Les alliances se fissurent. Les loyautés vacillent. Et dans cette ville où l’amour est une arme comme une autre, tomber amoureux pourrait bien être le piège le plus mortel de tous.

Deuxième volet de la nouvelle trilogie de Brynne Weaver, la reine incontestée de la dark rom-com, cet ouvrage, à l’instar du premier volet, s’avère aussi addictif qu’efficace. Bref, de quoi attendre la suite avec grande impatience.

‘Harvest Season – Seasons of Carnage’, de Brynne Weaver chez Verso

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