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9 leçons de vie faciles (à lire avant 30 ans)

par Anne Zavan

31 mai 2021

Plus on accumule d’expériences, nouvelles ou répétitives, meilleurs seront les enseignements. Au milieu du gué, quelques leçons de vie peuvent être partagées. Voici des retours d’expérience à l’attention des plus jeunes des Janette. Au programme : physique, psychologie et sciences humaines.

2 leçons de vie, chapitre physique 

Se libérer du poids des apparences

Pour la société du paraître, la bonne apparence est souvent un critère de réussite dans la vie professionnelle et sociale. Se mettre en valeur est une jolie source de plaisir. Mais il se gâte si des complexes obsessionnels ou la pression pour positiver ce qui ne nous plaît pas assez prennent le dessus.

Avec la distance, on comprend que les autres voient avant tout l’image et les croyances que nous avons sur nous. Faire de son apparence une priorité les prive même d’autres dimensions enrichissantes de nous-mêmes.

Dans la seconde partie de la vie, on a encore moins de billes pour le jeu de l’apparence. Quand notre présence devient un nouvel atout et prend le relais, on apprécie le bon côté des choses.

La leçon est d’apprendre, plus tôt, à jouer de sa posture et à développer une attitude corporelle d’ouverture. Avantage n°1, des hormones de confiance et de détente sont libérées. Avantage n°2, être à l’aise et relax réveille notre puissance, ce qui améliore l’opinion et l’image qu’on se porte et que les autres auront de nous. Pour finir, quand on regarde d’anciennes photos de soi, on se trouve généralement pas mal du tout et bien mieux qu’on ne le pensait.

> Aller plus loin avec l’ouvrage d’Amy Cuddy « Montrez-leur qui vous êtes ».                 

> Le post-it du frigo : La plastique affole mais la présence retient.

Un conseil, prendre soin de sa santé sans attendre

« Bonne année, bonne santé, ah, tant qu’on a la santé ! ». Ces vœux de vieux font sourire ceux qui sont en forme. Sauf que nos grands-parents savent que la santé est un bien très précieux et que le corps s’use si l’on ne s’en sert pas.

Avec le recul, l’éducation à la santé n’est pas transmise assez tôt et la prévention devrait commencer quand le besoin n’est pas encore là et que l’on ne ressent aucun inconfort.

Les ateliers pour prévenir les risques de santé se multiplient à la fin de la vie dite active. Pas inutile mais tardif car certaines négligences laissent des traces irréparables… Ces injonctions et ces limitations seront rejetées par ceux qui n’ont pas l’habitude et ne sont pas dans l’état d’esprit d’anticiper des risques devenus plus probables.

Le principe est de voir le positif dans la prévention santé, une hygiène de vie simple et intemporelle. Avoir une alimentation équilibrée et la plus naturelle possible. Éviter l’exposition aux toxiques à l’extérieur comme à l’intérieur du corps. Se protéger du stress néfaste à l’organisme. Entretenir sa condition physique (un bon sommeil est réparateur et de l’exercice régulier entretient tonicité, souplesse, équilibre).

> Approfondir grâce au livre de Raymond Francis « Vous ne serez plus jamais malade »

> Le post-it du frigo : Vitalité vaut mieux que vite alité.

5 leçons de vie,  révision de psychologie positive

Ne plus craindre d’être au centre du monde

Qui n’a jamais imaginé que les autres l’observent, le critiquent, le jugent. C’est un souvenir d’enfance, du temps où l’on puisait sa valeur du regard de papa et de maman. Et aujourd’hui, les réseaux sociaux prennent le relais.

L’expérience montre que les autres sont tellement centrés sur eux-mêmes qu’ils font beaucoup moins attention à nous qu’on ne le pense. Nous oublions que le centre de notre monde n’est pas celui d’autrui. Les gens auront toujours une opinion sur nous qu’on ne peut pas contrôler et peu importe, surtout si leurs avis ne sont pas constructifs.

Mieux se connaitre avec les années permet de bien apprécier et de se servir de ses points forts en se montrant tolérant, voire affectueux, avec ses faiblesses.

La morale de l’histoire est de commencer à cultiver et utiliser ses forces à son avantage le plus tôt possible. On devient moins vulnérable à la critique (puisqu’on met en action ses forces) et on s’épanouit (au lieu de s’épuiser à corriger ses points faibles, sans certitude d’y arriver). Un autre principe est d’arrêter de critiquer autrui et d’essayer de le comprendre. Cette indulgence nous libère de son regard car on ne redoute plus autant le retour du bâton.

> Pour creuser le sujet, Edith Rosset « Se libérer du regard des autres »

> Le post-it du frigo : Bien faire, laisser dire et se moquer du qu’en dira-t-on.

À retenir, douter de soi est tout à fait banal

Ce sentiment est humain et personne n’échappe à la peur de rater quelque chose et de ne pas être à la hauteur.

Au fil du temps, on comprend que douter de soi n’est pas lié aux capacités réelles mais au manque de confiance d’essayer. Un cercle vicieux qui ne permet pas d’oser et de savoir si on aurait réussi.

Au fur et à mesure, on doute toujours mais on a observé qu’on surestimait les difficultés. On est moins envahi par le syndrome de l’imposteur et ses idées limitantes : dénigrer ses propres compétences, croire que ses succès sont dus à la chance et éveiller un fort besoin de reconnaissance. Mis en lumière seulement à la fin des années 80 par 2 psychologues américaines, il n’est pas familier aux générations plus âgées. En plus, les recherches ne parlaient pas de syndrome mais seulement d’expérience. Et c’est nettement moins grave !

Un précepte à suivre, refuser à cette nouvelle tyrannie de devenir un état pathologique, à cause des désastres du culte de la performance et de la comparaison sociale permanente.

> Pour avancer, lire Kevin Chassangre et Stacey Callahan « Cessez de vous déprécier ».

> Le post-it du frigo : Une tête de mule peut masquer un cheval de course.

Se confronter à ses peurs aide à les désarmer

Les peurs sont inhérentes à l’existence et on leur donne encore plus d’importance en voulant les éviter. Lâcher prise est plus facile à dire qu’à faire, c’est sûr.

En regardant dans le rétroviseur, il apparaît que les peurs sont autant, voire plus éprouvantes que les évènements eux-mêmes. Réaction biologique à la perception d’un danger, réel ou imaginaire, elles sont des lanceuses d’alerte qui invitent à la vigilance. Agir sans attendre permet de garder le contrôle. Au choix, oser se jeter à l’eau ou tremper progressivement ses pieds pour les domestiquer. Sinon, les représentations risquent de devenir démesurées, nous envahir et nous paralyser.

Vieillir fait peur à beaucoup d’entre nous. Les personnes qui le vivent le mieux se familiarisent avec leurs peurs et peuvent changer leur façon de penser. Elles ont le don de repérer le positif de leur existence à moitié pleine. L’espérance de longévité serait, selon les recherches, rallongée de 7.5 ans. Les personnes très âgées témoignent aussi que la peur de vieillir est bien pire que le vieillissement lui-même.

> Aller mieux en bouquinant Christophe André « psychologie de la peur ».

> Le post-it du frigo : Derrière toute peur, il y a un désir…

Noter sur sa tablette : moins ruminer simplifie la vie

Les nœuds au cerveau sont une expérience très contemporaine. Parfois, de simples pensées ou questions se transforment en dilemmes épiques. Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? Ou plus prosaïquement, je regarde un film ou une série ?

Penser est le propre de l’humain. Mais les prises de tête permanentes ne font pas de tous des philosophes, des poètes, des génies… Plutôt des noyés dans une surcharge d’émotions qui empirent la situation.

La sagesse acquise permet de mieux discerner l’essentiel. Parce que l’éventail des choix et des possibles se réduit, que certains rêves sont derrière soi et ne se réaliseront plus. Des projets depuis trop longtemps sur la To Do liste sont rendus impossibles. Finalement, ce nettoyage balise la route comme les cailloux d’un jardin zen et c’est apaisant !

L’enseignement est de résister au piège et de se délester des encombrants (matériels, mentaux, relationnels). Fixer quelques repères et valeurs stables facilite la prise de décision pour diriger sa vie.

> Faire le point : Christelle Petitcollin « Je pense trop ».

> Le post-it du frigo : Moins, c’est mieux

L’anti-sèche, on ne se baigne jamais dans le même fleuve

Les épreuves donnent parfois l’impression douloureuse qu’on ne s’en remettra jamais. À l’inverse quand tout va bien et qu’on voudrait que cela dure, on s’inquiète et on s’attend au pire. Bref, on se sabote la joie de vivre.

L’histoire d’une vie n’est que changement : le meilleur et le pire se modifient et ne durent pas. Affronter une épreuve n’est ni du courage, ni une gloire spirituelle. C’est un sérieux gain de compétences pour mieux vivre.

Passé la soixantaine, des changements importants sont inéluctables. Il y a des pertes, certaines immenses. Mais il y a aussi des gains. On profite de ce qui nous a souvent manqué dans la première partie de la vie (la disponibilité, la liberté, le détachement, la douceur de vivre, le retour à soi…). On se sent aussi plus à l’aise pour surfer les pics et les creux de la vie.

En résumé, exercer sa souplesse psychique aide à accepter les évolutions, s’y adapter et progresser. Pour se motiver, garder en tête que c’est un vrai secret de longévité. 

> Un livre qui fait du bien : Marianne Williamson « Le changement ».

> Le post-it du frigo : La rigidité est compagnon de la mort, la souplesse de la vie.

2 leçons de vie sur les relations aux autres

Les influenceurs ne sont pas tout-puissants

Nos choix sont facilement conditionnés par notre entourage, à commencer par notre famille et par la société. Il n’y a rien de mal à se laisser influencer si on en a conscience et que les conseils donnés nous conviennent vraiment.

Il est bon aussi d’être critique et lucide sur ses motivations. Car dans la durée, être en accord avec soi-même, faire ce qui nous plaît profondément permet l’épanouissement pour être heureux. La 1ère partie de la vie est beaucoup orientée par et vers l’extérieur (les études, le métier, le couple, les enfants, la vie sociale) avec des repères et des normes parfois pesants. Plus on lutte contre ses attirances et ses aspirations, plus on s’épuise et les symptômes deviennent puissants et dévorants. Jusqu’au burn-out au milieu du parcours ?

La fameuse crise du milieu de vie invite à se recentrer sur son intériorité et à se demander on a suivi ses désirs ou ceux des autres. Une décision reportée précocement peut toujours se prendre beaucoup plus tard. Mais c’est plus difficile et le choc violent risque de causer quelques dommages collatéraux.

Voici une recommandation : si on constate que la vie devient routinière et ennuyeuse, ne pas en vouloir aux autres et renouer sans attendre avec notre élan vital. L’écouter ramène à soi-même et guide vers l’important et le motivant. Pas de panique, il n’est pas nécessaire de changer de vie pour aller chercher du mieux-être.

> Le manuel : Ariane Calvo «  Trouver son élan vital ».

> Le post-it du frigo : La joie de vivre passe par le sentiment d’être soi.

Nourrir la relation, un précepte à réciter

Si on forme une famille, on peut mettre toute son énergie à élever ses enfants et oublier la relation avec son conjoint. On peut aussi négliger ses amis, pris dans le tourbillon de la vie.

Trois paramètres rentrent dans l’équation du lien aux autres : soi, l’autre et la relation. Une relation, familiale, amoureuse ou amicale, est vivante et s’entretient avec de l’attention et des efforts réguliers et naturels. Se disputer souvent n’est pas si toxique sauf si quelqu’un trop blessé rend la réconciliation impossible. Même les moments difficiles peuvent créer et renforcer les liens durablement, au-delà des querelles.

Le moment de la retraite est à gros risque de rupture sociale et dans le couple. La solitude qui s’ensuit peut être cruelle. On ne répétera jamais assez que nourrir quelques relations de qualité est inestimable. Se sentir jeune, immortel, sûr de soi rend (auto) suffisant. Mais la fragilité constitue notre humanité commune. Les années sont là pour nous le rappeler.

Prendre en note de soigner, dès aujourd’hui, ses compagnons de demain. Plus tôt on sait tisser des liens de qualité, meilleure sera la santé du début à la fin de la vie. D’abord, parce que le lien est une composante de la santé pour l’OMS, ensuite, parce qu’on aura des proches pour appeler le médecin.

> Chez le libraire : Chantal Saint Hilaire « Discuter dans se disputer ».

> Le post-it du frigo : La qualité des relations prime sur la quantité

En bonus, la plus courte des dernières leçons de vie

Vieillir est une chance

C’est la seule façon de vivre longtemps.

Souffler 60 bougies sur son gâteau d’anniversaire ne veut pas dire l’entrée dans la vieillesse. De nombreuses autres leçons de vie se présenteront. Pas uniquement des enseignements à dimension plus ou moins spirituelle qui s’intensifieront durant le voyage mais aussi de nouvelles connaissances, compétences et aptitudes très pratiques.

Chères Janette, voici un dernier post-it pour votre frigo, de la part de Albert Einstein :

              « Dès que tu cesses d’apprendre, tu commences à mourir ».

Et pour d’autres conseils pour bien vieillir, c’est par ici: www.vieillirbienvivant.fr 

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