par Charles Demoulin
24 mai 2026
Cette semaine, c’est un peu de tout que Janette vous propose côté littérature. Manière que vous puissiez vous attarder sur le, ou les genres avec lesquels vous aimez vous évader.
‘L’Arbre Tombe’, de Rose P. Katell chez [email protected]
Aurore a toujours aimé l’Amérique et plus encore la villa au verger dans laquelle elle a en partie grandi. Mais lorsque sa mère et elle se retrouvent ruinées. Regagner son Angleterre natale devient sa seule option.
Contrainte d’emménager chez son oncle, dans un manoir inquiétant dont elle ne garde pas d’agréables souvenirs, la voilà à nouveau confrontée à sa peur d’enfant, qu’elle pensait pourtant imaginaire.
Et quand s’ajoutent à cela les sentiments de son cousin et l’étrange attitude du jardinier, Aurore ne sait plus où donner de la tête.
Avec cette nouvelle, dont la cover intrigue déjà, Rose P. Katel nous fait remonter le temps jusqu’au tout début du XXe siècle afin d’y découvrir une jeune femme plus qu’attachante qui entend se libérer de toutes ces entraves mises en place par la ‘bonne’ société.
Et pour nous expliquer tout cela, l’auteure, via une plume d’une grande fluidité, nous livre une histoire originale particulièrement bien charpentée dans laquelle s’entrecroisent des personnages au caractère souvent bien affirmé.
‘300 fois sans désir’, de Juliette Challet chez Academia
À vingt ans, l’héroïne quitte sa province pour Paris. Elle découvre la ville comme on explore un corps : avec désir, vertige, et parfois effroi. Ses jours se passent entre piscine et hôpitaux psychiatriques, ses nuits entre errance et survie.
Entre les lignes, une autre voix s’invite, celle de l’enfant qu’elle fut, trop curieuse, trop tôt confrontée à ce que l’enfance ne devrait pas connaître.
À travers la mémoire, le corps et l’écriture, deux voix se répondent : celle de l’enfant et celle de la survivante. Avec une sincérité désarmante, Juliette écrit la dépression, la drogue, le viol, la honte, la rage… mais surtout : la possibilité de vivre encore, de créer, d’aimer.
Un texte incandescent où le ‘je’ devient un acte de résistance. Un ouvrage profondément intime et bouleversant qui s’impose, pour l’héroïne, comme un moyen de pouvoir subsister.
‘Peaux à peaux’, de Melanie Page chez Albin Michel
« Je pousse une dernière fois, je donne tout ce que j’ai. Tu es là. Ton cri. Ta peau. Ton poids sur moi. Plus en moi, sur moi. Tes petites mains. Ta petite bouche. Ton souffle. Tes paupières gonflées. Tu m’as quittée pour me rencontrer. Je regarde Vincent. Je te regarde, toi. Tu n’es pas moi, tu n’es pas lui, tu es toi. Et tu es la vie. »
Il y a la magie de la naissance, les premiers pas et les premiers émois, les défis du quotidien. Il y a les mères comblées, fières, mais aussi les mères impuissantes, défaillantes.
Puisant parmi des destins ordinaires, Melanie Page déploie un roman polyphonique qui explore la maternité et la filiation dans toute leur complexité. Son regard sensible et lucide nous tend un miroir où chacune et chacun se reconnaîtra, dans ses moments de doutes, de combats silencieux ou de joie infinie.
Un voyage au pays des mères qui touche en plein cœur. Une lecture intense qui raconte tous les moments qui surviennent avant, pendant et après la maternité. Des moments où l’on passe du rire aux larmes. Des moments qui rappelleront nombre de souvenirs à toutes ces mamans qui liront cet ouvrage écrit avec énormément de sincérité.
‘Un conte de fées’, de Karine Reysset chez Flammarion
« C’est une histoire d’engrenage et de prédation. Une histoire d’amour, d’amour-poison, toxique, d’une jeune femme qui se brûle les ailes, se cogne contre les barreaux de sa prison dorée. »
Il était une fois une jeune orpheline nommée Aurore, étudiante brillante tombée sous le charme puis sous l’emprise de son professeur de lettres.
Lorsque Aurore ouvre les yeux, il est déjà trop tard. Elle est devenue mère et se retrouve barricadée dans une immense maison perdue au milieu de nulle part. Mais comment partir ? Et pour aller où ?
Karine Reysset raconte la vulnérabilité et le combat d’une femme pour se sauver sans perdre ses enfants. En donnant voix à son héroïne, elle dissèque un à un les mécanismes d’une emprise mortifère.
Un récit qui se lit comme le journal intime d’Aurore. Celui d’une descente aux enfers qui avait pourtant commencé comme un conte de fées. Un journal que l’auteure écrit au moyen d’une plume chirurgicale trempée dans l’encre noire de cette réalité connue par nombre de femmes.
‘Le poids du sang’, de Paul Cleave chez HarperCollins Noir
Pour attraper un tueur, il faut peut-être en devenir un…
La vie du shérif Cohen s’effondre : son père a accidentellement incendié la maison de retraite, sa femme est partie, et son fils mène la vie dure aux autres enfants à l’école.
Lorsque Lucas Connor, un lycéen, est enlevé, Cohen y voit une occasion de remettre sa vie sur les rails : reconquérir sa femme et empocher la récompense promise pour le retour sain et sauf de Lucas.
Mais, à mesure que le nombre de victimes augmente, il devient évident que Cohen devra prendre une décision irréversible… une décision aux conséquences mortelles.
Thriller haletant et percutant, plongeant dans les. ténèbres d’une petite ville, ‘Le poids du sang’ explore les liens complexes entre père et fils, et raconte le dernier pari désespéré d’un homme prêt à tout pour sauver sa famille.
Comme d’habitude avec Paul Cleave, la lecture est addictive, les rebondissements foisonnent, les chapitres sont courts, les personnages hauts en couleur, la violence au rendez-vous… Bref, les amateurs du genre vont dévorer !
‘Donut Girl’, de Lauriane Bordenave aux Escales
À travers le destin exceptionnel de Jane, découvrez l’histoire vraie et oubliée des ‘donuts girls’ pendant la Seconde Guerre mondiale.
Milwaukee, 1942. Les États-Unis viennent d’entrer en guerre. Jane Pearson, vingt-cinq ans, prend son courage à deux mains et s’engage dans la Croix-Rouge. Direction : Londres !
Là-bas, Jane et les autres volontaires ont pour mission de soutenir le moral des troupes américaines, jusqu’au débarquement. Mais comment ? L’idée, pourtant simple, est brillante : en offrant aux soldats un peu de ce pays qui leur manque tant.
Voilà Jane et ses consœurs chargées de sillonner les bases militaires pour distribuer du café, des cigarettes et… des donuts, qu’elles cuisinent elles-mêmes. Le succès est total, les soldats attendent les jeunes femmes avec impatience. En pleine guerre, au cœur d’un Londres ravagé par les bombardements, Jane tissera des liens d’amitié profonds… Et connaîtra le grand amour, qui la mènera jusqu’en France.
Découvrez une histoire extraordinaire et pourtant vraie, oubliée des manuels d’histoire : les donuts girls pendant la Seconde Guerre mondiale. Des femmes destinées à être montrées, enfin racontées. Un roman richement documenté, et agrémenté d’un cahier photos avec de superbes images d’époques.
Un roman hommage. Une histoire des plus intéressantes, historique même, peu connue, et qui comblera d’aise vos moments de recherche d’évasion loin de votre quotidien.
‘La lapidation et autres récits créationnistes’, de Carino Bucciarelli chez M.E.O.
Reconnu dès ses premiers poèmes, Carino Bucciarelli écrit aussi des romans et des nouvelles marqués par une solidité de narration au service d’un univers pétri d’incohérences qui fait de lui, un maître du réalisme fantastique – ou, préfère-t-il, magique – nous mettant face à nos incertitudes.
Si les textes de ce recueil n’échappent pas à sa manière, ils sont entrecoupés de fragments d’autofiction développant ce qu’on pourrait considérer comme un ‘art littéraire’.
Au cours de l’élaboration de ce texte inclassable, même dans l’œuvre de son auteur, Daniel Simon lui tend habilement la perche d’intervieweur, pour l’amener à exprimer son rapport à l’écriture et la singulière position qu’il occupe dans le monde littéraire.
Avec ce nouvel ouvrage, Carino Bucciarelli qui entrecroise ici biographie, réflexions et autres récits nous offre son parcours de vie dans lequel la littérature a pris une place de grande importance.
‘Mordre la poussière’, de Frank Bill chez Plon
Miles est un vétéran du Vietnam qui redoute de perdre son emploi – et avec lui, le lien ténu qui le rattache à une vie stable – suite à une bagarre avec un collègue ouvrier.
Les traumatismes de la guerre et ses efforts pour contrôler son addiction aux stéroïdes compliquent aussi sa relation avec sa copine, Shelby, une stripteaseuse au cœur d’or. Du moins est-elle plus douce et généreuse que son frère Wylie, en cavale, impliqué dans la mort de deux dealers d’oxycodone.
Lorsque Wylie kidnappe Shelby et va se terrer dans le havre de campagne de Miles, la situation menace de déborder l’ancien combattant.
À mesure que Frank Bill dévoile l’histoire de Miles, creusant au plus profond de ses souvenirs de la guerre du Vietnam, ‘Mordre la poussière’ sonde les racines d’un mal qui a fait de Miles et sa communauté les inadaptés d’un monde toujours plus individualiste.
Dans ce roman brutal et foudroyant, Bill exhume les valeurs fondamentales balayées par des générations d’abus, de drogues et de désespoir. C’est l’histoire d’une Amérique qui commence à sombrer et dans laquelle Frank Bill en est le chroniqueur le plus viscéral.
Un ouvrage violent d’où personne ne sort indemne. Et cela tant l’auteur nous bouleverse, en nous plongeant dans une Amérique toxique, gangrénée par l’argent et la drogue. Mais à bien y regarder, elle n’est pas la seule à connaître cette dégénérescence !
‘Entre la terre et le sang’, de Juliette Morillot aux Presses de la Cité
La Corée du Nord leur avait promis ‘le paradis sur terre’. Ils ont vécu l’enfer.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Corée est libérée du joug colonial japonais, puis déchirée entre le Nord et le Sud, avant d’être anéantie par la guerre de Corée. Le Japon laisse alors des centaines de milliers de Coréens apatrides, ni Japonais, ni tout à fait Coréens.
C’est dans cette Corée meurtrie que naît la petite Mansu, douée de capacités physiques et mentales hors du commun. Dans sa quête désespérée d’une vraie famille, d’une patrie et d’une cause à défendre, Mansu se voit piégée dans un de ces dramatiques tourbillons oubliés de l’Histoire coréenne.
Inspiré d’archives et de témoignages inédits recueillis en coréen, l’auteure raconte le roman vrai des 93 340 Coréens du Japon, qui, entre 1959 et 1984, quittèrent tout sous l’égide de la Croix-Rouge internationale, pour une illusoire ‘terre promise’ au nord du 38º parallèle.
Les talents rares de Mansu, polyglotte, lettrée et nageuse hors pair, sont très vite repérés par les services secrets nord-coréens. Elle sera formée aux techniques de combat et de tir pour devenir une espionne et une machine à tuer exceptionnelle au service du Grand Leader de Pyongyang. Elle apprend à séduire, mentir, tromper et exécuter de sang-froid.
Commence alors pour elle, une odyssée meurtrière qui la mènera sous de multiples identités de Nagoya à Pyongyang, Séoul et Hong Kong. De mission en mission, d’amour en trahison, de manipulations en assassinats, Mansu s’imagine, à tort, intouchable. Mais Pyongyang dévore et broie ses plus brillants enfants de la révolution.
À l’heure où la Corée du Sud rayonne dans le monde, ce roman glaçant, se situant entre fresque historique, passion et espionnage, lève non seulement le voile sur l’histoire tragique de la péninsule depuis 1945, mais nous plonge de manière fascinante, dans cette Corée du Nord qui intrigue de plus en plus.
‘Addicted After All T7’, de Krista & Becca Ritchie chez Verso
Découvrez la conclusion de l’histoire d’amour épique de deux ex-addicts !
Lily et Lo se préparent au pire quand Jonathan Hale programme un rendez-vous ‘important’ avec eux. Seulement, après avoir été jetés sous les feux des projecteurs et luttant quotidiennement contre leurs addictions, ils ne voient pas bien ce qui pourrait leur arriver de pire.
Au cœur d’un océan de changements, Lily et Lo vont devoir se soutenir et se battre ensemble, une dernière fois, pour avoir droit à leur happy end tant méritée.
Lancée il y a plus de 10 ans avec un succès international, cette saga de New Romance portée par ‘#BookTok’ est désormais un classique du genre réclamé par les lectrices, les libraires Romance et les influenceurs !
Une saga qui court sur 7 ans, et qui nous propose trois couples aux multiples addictions et passions, trois sœurs et deux demi-frères, une famille de riches industriels, la célébrité et les scandales. Une saga remplie d’émotions en tout genre, alternant moments ourlés de bleu et passages difficiles. Une saga à laquelle nombre de dames et demoiselles sont aujourd’hui largement attachées.
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