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Love is in the air : le bilan de Cassandre & Jordan

par Emilie Geoffroy

21 octobre 2025

Love is in the air, Everywhere I look around… Janette a retrouvé son couple d’amoureux pour le bilan de leur tour du monde. Leurs pays préférés ? Leurs anecdotes ? Leur couple ? Leurs projets ? On glisse à l’oreillette de Janette que ce n’est certainement pas leur dernier échange… Restez à l’affût les Janette !

Six mois de tour du monde, ça y est, vous l’avez fait ! Comment vous sentez-vous ?

Au début, on était vraiment heureux de rentrer, de retrouver nos proches. On ressentait aussi une grande fatigue après six mois de voyage intense. Mais le « coup de blues » est arrivé un peu plus tard, avec la reprise du quotidien, du rythme de vie classique… On s’est rendu compte qu’un décalage s’était créé : dans notre manière de penser, de vivre, de voir le monde. Ce voyage nous a profondément changés, et il n’est pas toujours évident de le partager avec ceux qui sont restés.

Quels pays ou cultures vous ont le plus surpris ? En bien… et peut‑être en moins bien ?

Nous avons eu plusieurs coups de cœur !

La Bolivie, pour commencer : le désert de sel, l’Amazonie… C’était incroyable et encore très peu touristique. Mais notre plus grosse surprise a été la Chine : les gens y ont été extrêmement accueillants, toujours dans l’échange et prêts à nous aider. L’insécurité est quasi inexistante, et nous avons terminé notre séjour par les îles chinoises, comparables aux Seychelles. On a eu beaucoup de mal à en partir au bout d’un mois. La Polynésie française aussi : une vraie carte postale. Les locaux sont d’une gentillesse rare. Le seul bémol ? Les prix, légèrement élevés (rires).
La seule vraie déception a été le Pérou. On l’a trouvé trop touristique, très cher, et on a eu un mauvais temps persistant, ce qui n’a pas aidé à apprécier pleinement cette étape.

Avez‑vous rencontré des imprévus majeurs ? Comment les avez‑vous gérés ?

Oui, surtout en Argentine avec les vols. Tous nos trajets ont connu des annulations ou des retards. Une fois, on a eu à peine six heures pour retrouver un vol après une annulation. À 21h, on réserve un avion qui part à 3h du matin… C’était le stress total : faire les sacs en urgence, ne pas dormir, et parfois découvrir que l’avion partait encore plus tôt que prévu ! Une vraie gestion de crise mais on a appris à rester calmes et efficaces.

Voyager en couple pendant si longtemps, ça rapproche… ou ça secoue ? Qu’est-ce que cette expérience a changé dans votre relation ?

On n’a eu qu’une seule dispute en six mois ! C’est dire à quel point cette expérience nous a soudés. On a tout partagé. Ça a renforcé notre complicité, notre compréhension mutuelle. On a développé une connexion encore plus forte, car pendant six mois, on ne pouvait compter que l’un sur l’autre.

Vous êtes-vous découverts des forces ou des faiblesses que vous ne soupçonniez pas ?

Jordan : Elle est vraiment sortie de sa zone de confort : le rythme, l’hygiène, le confort minimal… Elle a même mangé des pâtes cuites dans l’eau jaune de la rivière en Amazonie (rires). Il y a six mois, on n’y aurait jamais cru !
Cassandre : Lui s’est dépassé en langues et en communication. Il s’est même fait un ami japonais… au Guatemala ! (rires) Il a aussi appris à s’écouter davantage, à ne plus se forcer à aller au sport tous les jours. On a chacun grandi à notre manière.

Si vous ne deviez retenir qu’un seul moment ?

Est-ce que vous avez eu des retours ou des surprises liés à votre présence en ligne pendant ce voyage ?

Oui, beaucoup. On développe actuellement deux projets liés au voyage : une marque alliant praticité et esthétique, et une activité de travel planner. On a déjà validé quatre voyages et reçu une quinzaine de demandes.
On continue de voyager en cette fin d’année, et de belles opportunités se présentent : des hôtels nous contactent, ainsi que le Guide Michelin Voyages…
Mais on tient aussi à garder un pied dans nos métiers de passion : l’esthétique et le sport.

Quels apprentissages personnels ou humains tirez-vous de cette expérience ?

  • Vivre l’instant présent, profiter de chaque moment
  • Ne plus avoir peur d’arriver quelque part sans repères
  • Apprendre à se débrouiller en toutes circonstances
  • Relativiser : le travail n’est pas tout, il y a plus important
  • Comprendre que tout est possible, que le temps n’est pas une barrière
  • Et surtout : réaliser que pendant qu’on évoluait énormément, certains restaient dans les mêmes schémas, les mêmes plaintes… Ce décalage est marquant, le voyage représente une telle ouverture au monde et à l’autre.

Maintenant que cette aventure touche à sa fin, est-ce que vous ressentez une envie de vous poser, ou plutôt continuer à explorer ?

On est un peu entre les deux. L’envie de se poser est là… mais est-ce vraiment possible pour nous ? (rires) On envisage de faire un ou deux voyages par mois. On a toujours cette soif de découverte.

Enfin, quel conseil donneriez-vous à un couple qui hésite à tout plaquer pour partir, comme vous l’avez fait ?

  • Préparer un maximum son voyage : ça permet de gagner du temps et de faire des économies.
  • Ne pas avoir peur de l’inconnu.
  • Et surtout, s’ouvrir aux autres : c’est là que naissent les plus belles rencontres.

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