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La définition de Janette: le freeganisme

par Vanessa Schmitz-Grucker

17 mai 2021

Encore un anglicisme qui vient bousculer nos habitudes de consommation! Avez-vous entendu parler du freeganisme?

Une fois n’est pas coutume, le freeganisme est un mot-valise qui vient de « free », gratuit, et véganisme. C’est donc un phénomène proche du gratuitvorisme, si ce n’est que tous les gratuitvores ne sont pas végans! Bien sûr, derrière le freeganisme se cache une volonté de limiter les déchets et de militer pour la décroissance. Il s’agit de dénoncer le gaspillage alimentaire et la pollution générée par les déchets. Ce n’est pas pour rien s’ils sont aussi vegans! Les adeptes de ce mouvement sont donc partisans d’un système de consommation auto-limitée, pour une éthique anti-consumériste de la nourriture: les besoins primaires de l’homme ne devraient pas être soumis aux lois de la consommation ! Mais concrètement comment font-ils? Ils se coordonnent et s’entraident, passent par des réseaux de magasins gratuits – différents des magasins de charité- basés sur la récupération des déchets, notamment les invendus. Ils pratiquent le troc, le maraichage ou encore le glanage. Partage et redistribution sont les mots-clefs. A titre d’exemple, au Royaume-Uni, chaque année 1 600 millions de pommes, 1 030 millions de tomates, 2 570 millions de tranches de pain et 484 millions de yaourts seraient jetés. Les militants du freeganisme protestent contre ce gaspillage et à New York, il se dit même dans le milieu que: « La solution à la faim dans le monde se trouve dans les poubelles de New York ».