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La bonne santé digestive

par Stéphanie Dangel

17 mai 2024

L’été arrive à grands pas, c’est donc le moment parfait pour adopter ou retrouver de bonnes habitudes et éviter les petits désagréments digestifs.

Cette bonne santé digestive  implique le bon fonctionnement de tout le système digestif , de la bouche au rectum. Il s’agit d’un système complexe, à l’équilibre facilement impacté par l’environnement, l’état mental et les habitudes de vie. Il repose sur un bon équilibre du microbiote intestinal, milliards d’organismes et bactéries qui permettent une bonne assimilation des nutriments ingérés et élimination des toxines.

Ce bon fonctionnement permet de garder un poids stable, un système immunitaire performant et joue aussi un grand rôle pour garder un état émotionnel positif, via le jeu de production de neurotransmetteurs.

L’importance de la mastication 

Tout commence dans la bouche ou les aliments sont mâchés. Une bonne mastication est une première étape, importante, les aliments ainsi fractionnés seront mieux brassés dans l’estomac, et moins d’air sera ingéré en même temps. Il est donc important de prendre le temps de manger, au calme, assise et d’avoir un bon état bucco-dentaire. 

Cette première étape évite déjà lourdeurs, ballonnements post prandiaux et fatigue intense qui peut survenir à la fin d’un repas.

L’importance des fibres

Un apport suffisant de fibres permet, en plus d’un transit régulier, le maintien d’un taux de cholestérol optimal et un contrôle de la glycémie, et la diminution du risque de cancer du colon.

On trouve les fibres dans les fruits et légumes, les légumineuses, les noix et graines, et les céréales complètes. Attention toutefois de les introduire progressivement, particulièrement les fibres non solubles qui peuvent être mal tolérées en excès.

En revanche , un régime pauvre en fibres et trop riche en graisses perturbe l’équilibre du microbiote en étant toxique sur ces bonnes bactéries, et en affaiblissant cette bonne flore.

L’importance de l’hydratation

Avoir un apport hydrique facilite la progression du bol alimentaire tout au long du tube digestif, et l’élimination plus facile en évitant les selles dures.

Il consiste à boire suffisamment, environ 1,5 litre par jour : eau, boissons chaudes en limitant le café qui augmente le risque d’hyperacidité gastrique et les boissons gazeuses, qui véhiculent de l’air.

La forte teneur en eau des fruits et légumes contribue aussi à l’apport en eau. Il faut éviter de boire pendant le repas pour ne pas surdistendre l’estomac mais privilégier de petits apports en eau tout au long de la journée.

L’exercice physique

Bouger, avoir une activité physique quotidienne permet le bon fonctionnement musculaire des intestins et favorise le transit. La fameuse balade digestive après un repas copieux  est un bon début mais l’exercice régulier est à privilégier.

En cas de ralentissement du transit, on peut aussi se masser le ventre : allongée sur le dos, masser de façon circulaire en exerçant une pression assez forte en partant de la fosse iliaque droite, en remontant le long du colon ascendant à droite et en redescendant le long du colon descendant à gauche jusqu’à la fosse iliaque gauche.

Il existe certains exercices et postures qui aident aussi au bon fonctionnement du colon : le yoga du ventre, très intéressant aussi par le relâchement et le bien-être qu’il procure, idéalement à réaliser quotidiennement  le matin.

Des médicaments ?

Tout le monde connaît des petits désagréments passagers, réactionnels qui se traitent facilement.

Episodes diarrhéiques, constipation, flatulences et ballonnements sont le plus souvent gérables avec de l’automédication : charbon, antidiarrhéiques, pansements gastriques, antispasmodiques. Gare aux laxatifs pris régulièrement qui désorganisent le transit, ont souvent une action irritante s’ils sont pris de façon répétée et sans avis médical.

En revanche, la prise de probiotiques est particulièrement intéressante. Elle permet de renforcer le microbiote et d’éviter la récurrence de ces désagréments, en agissant sur la cause plutôt que sur les symptômes de ces dysfonctionnements transitoires ou récurrents. De nombreuses spécialités sont disponibles sans ordonnance mais il est toujours bien de prendre conseil auprès du pharmacien ou de son médecin traitant.

QUAND FAUT IL ABSOLUMENT CONSULTER ?

Si les petits épisodes de dysfonctionnement sont le plus souvent bénins, il existe toutefois des symptômes qu’il ne faut pas négliger et pour lesquels il faut se rendre chez son médecin :

– persistance de petits troubles inhabituels au-delà de 4 semaines,

– fatigue intense, pâleur ou perte de poids involontaire,

– présence de sang ou de mucus dans les selles.

Les repas de fêtes pourront rimer avec le plaisir de manger. Apprendre ou réapprendre à manger, et à composer des repas qui nourrissent aussi notre santé. Savourer, cela implique le plaisir, et de prendre son temps. Cela reste essentiel pour entretenir sa santé digestive.

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