#Rencontres | #Janette, toujours au fait

Janette rencontre Sonia Barjonnet, celle qui n’a pas froid aux yeux

par Elodie Lambion

17 novembre 2023

Les frileuses la trouveront bien courageuse, celles qui rêvent d’oser auront envie tout comme elle de se lancer : du 18 au 22 janvier 2024, Sonia s’envolera vers Rovaniemi afin de participer au Laponie Trophy, raid solidaire et 100% féminin. Avant de relever ce défi généreux et audacieux, Janette l’a rencontrée. Un échange qui fait chaud au cœur.

Comment se lève-t-on un matin et décide-t-on de relever un tel défi ? 

Étant frontalière, en début d’année, l’une de mes résolutions consistait à lire tous les prix Goncourt dans le train. C’était chouette, mais pas très palpitant. Je ne sais pas si c’est l’âge – j’ai 45 ans – mais j’ai ressenti le besoin de me lancer un nouveau défi. Après quelques recherches sur Google, je suis tombée sur ce raid : sachant que je n’aime pas le froid, que je suis frileuse, qu’à mes yeux, la Laponie est une destination qui se mérite, je me suis dit que ce défi était fait pour moi !

Avez-vous déjà relevé de tels challenges ?

Jamais, car je ne suis pas une sportive dans l’âme et encore moins une compétitrice. Je suis davantage active : j’aime plein de choses, je pratique un peu la natation, la randonnée, mais pas à un niveau de compétition.

Les températures descendant fréquemment jusqu’à – 30°, cela ne vous a pas dissuadée ? 

Depuis que les températures ont baissé au Luxembourg, j’ai déjà froid donc je me dis : « Dans quoi est-ce que je me suis lancée ? » (rires). Dans un tel contexte, je sais que je ne vais pas ressentir le froid puis je serai bien équipée. En même temps, imaginez si j’adorais le sport, le froid, la neige, cela serait une simple promenade de santé (rires).

Quelle est votre plus grande motivation ?

Les causes pour lesquelles je le fais. Une partie de notre inscription va automatiquement à l’association ‘Vivre comme avant’ qui accompagne les femmes ayant un cancer du sein. En participant, nous choisissons également une association qui nous tient à cœur. Étant fière de travailler au sein de la Croix-Rouge luxembourgeoise, dans les ressources humaines, c’était une évidence de la choisir puisqu’elle aide tout le monde, des nouveaux-nés aux personnes âgées. N’ayant pas envie d’arriver la dernière, cela me motive tout comme le fait que c’est quelque chose dont je vais me rappeler toute ma vie donc autant le vivre à fond.

Raid organisé en binôme, qui sera votre bras droit lors de cette aventure ?

Généralement, on le vit avec sa sœur, sa meilleure amie, etc. Lors de mon inscription, étant sur liste d’attente, je ne pensais pas être prise. Quinze jours plus tard, j’ai appris la bonne nouvelle. Comme je n’avais pas de binôme, j’ai rencontré Ambre il y a quelques jours seulement. Elle vit à Paris, mais nous avons le même âge, un peu près la même vie. C’est plus dur, car contrairement aux autres, nous nous entraînons chacune de notre côté. Mais ce n’est peut-être pas plus mal de ne pas avoir cette proximité totale que j’aurais eue avec ma meilleure amie. Il y a des avantages et des inconvénients à partir avec des personnes qu’on découvre. Après, je suis certaine que cela deviendra une belle amitié.

Concrètement, comment vous préparez-vous mentalement et physiquement ?

Je bénéficie de l’expertise d’un coach. Je fais du sport 5 fois par semaine. C’est beaucoup de renforcement musculaire, un peu de natation, mais aussi de la course à pied. Pour me motiver, je m’inscris à beaucoup de courses dominicales de 10 km. N’aimant pas courir, le paysage ne défilant pas assez vite à mon goût, ce qui me motive, c’est que celles-ci soutiennent à chaque fois une belle cause. Je fais donc des dons en y participant. C’est ma méthode. Par contre, bizarrement, je n’ai aucune préparation mentale. Je n’imagine rien et ce n’est pas plus mal ainsi je n’ai pas peur.

Parmi les trois journées réservées aux épreuves sportives, quelle est celle que vous redoutez le plus ? Au contraire, quelle est celle que vous êtes impatiente de vivre ?

La première, c’est-à-dire la course en raquettes, me fait peur, car courir sur une distance de 17 km, cela va être compliqué. La seconde épreuve, le fatbike, il faut juste être un peu cascadeuse et savoir bien tomber (rires). Je me réjouis de terminer par une descente d’un kilomètre sur les fesses : cela va être génial !

Raquettes, ski de fond, est-ce mission impossible de s’y préparer dans nos contrées ?

J’ai de la chance, ma mère habite dans les Vosges sauf qu’il n’y a pas de neige (rires). Mon inscription ayant été validée en juin, ce n’était pas la période idéale pour m’entraîner. Début décembre, j’espère qu’il y aura de la neige dans cette région et s’il n’y en a pas, j’irai dans les Alpes afin de tester le fatbike, une première pour moi. Même si je ne suis pas dans la compétition, je ne veux vraiment pas arriver dernière : pour ma satisfaction personnelle, je veux le faire !

Suivez les aventures de Sonia qui prend l’aventure au sérieux, sans trop se prendre au sérieux, sur son compte Instagram @pieds.2.biche

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