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Etes-vous atteinte du syndrome de l’imposteur ?

par Sophie Quinet

11 novembre 2020

Découvert en 1978 par Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes, deux psychologues américaines, le syndrome de l’imposteur touche environ 20% de la population.

Sans être une maladie, ce syndrome pèse lourd sur la carrière et l’évolution professionnelle de ceux qui en sont atteints.

Quels sont les symptômes ?

Les “imposteurs” remettent en cause leur légitimité au travail, ils attribuent leur réussite à la chance, et sont persuadés qu’un jour, on découvrira qu’ils n’ont pas les capacités requises pour ce travail, qu’ils sont “nuls”. Leur perception de la réalité est faussée, ils pensent être surestimés et supportent mal les compliments reçus dans le cadre du travail.

“J’aurais pu faire mieux”, “ils me surestiment, j’ai juste eu de la chance”, “elle ne me dit pas que c’est nul car elle est gentille”, “mes collègues savent mieux faire que moi, je suis le vilain petit canard de l’équipe”… Si ces phrases vous paraissent familières, vous faites sans doute partie des 20% de la population atteinte du syndrome de l’imposteur.

Place au test !

Disponible en français et en anglais, ce test de 20 questions vous permettra de savoir à quelle échelle du syndrome vous vous situez.

Et après ?

C’est officiel, vous êtes diagnostiquée “imposteur”. Comment reprendre confiance en votre travail pour ne pas laisser le syndrome affecter votre vie professionnelle ?

  • Listez vos succès

Nouveau job, promotion, compliment de votre hiérarchie, examen réussi; notez toutes vos réussites au travail, puis écrivez à côté de chacune la raison de ce succès. Oui, vous avez eu de la chance à cet examen car vous êtes tombée sur un sujet que vous avez bien révisé. Mais après tout, la révision, c’est du travail ! Votre succès est mérité et n’appartient qu’à vous.

  • Ayez confiance en votre entourage

Votre manager et votre RH connaissent leurs métiers. Si ils vous ont engagée, ce n’est pas “parce qu’ils étaient de bonne humeur ce jour-là” ou parce que vous étiez “la moins pire”. Votre travail a payé, et vos compétences ont plu. Sinon, vous ne seriez plus là !

  • Soyez lucide sur vos tâches

Pendant une semaine, notez dans un carnet le travail accompli durant la journée. Oui, même ce mail pour corriger une faute d’orthographe dans un dossier; s’il vous parait insignifiant, dites-vous qu’il a peut-être permis à votre supérieur d’éviter une grosse boulette en réunion. A la fin de la semaine, observez la quantité de travail fournie : vous méritez votre place, non ?

  • Dédramatisez vos erreurs

On le sait, les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur sont souvent ultra-perfectionnistes. Une erreur que vous remarqueriez à peine chez vos collègues vous fait soudain remettre en cause des mois de travail. Soyez indulgente avec vous-même chère Janette, et traitez-vous avec autant de bienveillance que celle dont vous faites preuve pour votre entourage.

Courage les Janette, ce syndrome n’est pas une fatalité, promis !

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