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Comment réagir aux mauvais résultats scolaires de votre enfant ?

par Claudine Boulanger-Pic

29 mars 2020

A la maison un climat serein et de confiance est très important pour la réussite scolaire des enfants. Un enfant ne peut pas apprendre dans une ambiance de stress et de peur. Les menaces et la promesse de sanctions en cas de mauvaises notes n’a jamais aidé les enfants à réussir, les adultes non plus d’ailleurs…

L’enfant ne réussit que s’il a confiance en cette réussite, et le rôle essentiel de sa famille, c’est de créer et de maintenir un climat rassurant et chaleureux. « Les mauvais résultats scolaires ne doivent donc jamais donner lieu à des punitions. Quand un enfant rapporte des mauvaises notes, il est déjà bien assez malheureux comme cela, sans qu’on ait besoin d’en rajouter. Même s’il semble s’en moquer, il faut savoir que c’est toujours une forme de défense et qu’il en souffre en réalité beaucoup plus qu’il n’y paraît. Il faut accueillir les mauvaises notes avec à la fois, gravité (ne jamais les prendre à la légère), et tendresse. » 

C’est dire aussi que ce genre d’accident ne devrait jamais se répéter : aucun enfant ne doit être régulièrement en échec. Toute réussite est due, pour la moitié au moins à la chance et pour le reste au travail personnel. Il convient ici de ne pas oublier ce que chacun de nous doit à ceux qui l’entourent. Il ne faut pas manquer une occasion de le rappeler aux enfants, et de développer en eux le sens de la gratitude à l’égard des autres, et celui de la relativité de toutes choses. D’abord et avant tout, il est essentiel de dire à l’enfant qu’on l’aime toujours, ce dont il a besoin. Et puis, il convient d’étudier avec lui où est le problème, d’analyser la situation pour comprendre les causes de cet accident de parcours, pour trouver les moyens de l’éviter à l’avenir.

Il apparaît que les élèves dont les parents sont présents, s’intéressent à leurs devoirs, discutent souvent avec leur enseignant, reconnaissent l’importance de l’école et de la persévérance scolaire sont plus susceptibles de réussir et de poursuivre leurs études. La famille joue un rôle décisif, voire plus important que l’école dans la formation des attentes éducatives et des aspirations professionnelles et dans la réussite scolaire des jeunes. Les activités extrascolaires et l’implication parentale dans la scolarité ont des résultats positifs, mais elles sont particulièrement bénéfiques lorsqu’elles sont en cohérence avec les objectifs et les activités de l’école.

Plus concrètement voici 12 clés à l’usage des Janette et autres papas qui naviguent souvent entre deux extrêmes : le laisser-faire ou le “trop en faire”. 

  • Favoriser son désir d’apprendre. Dès son plus jeune âge, l’enfant exprime le désir d’apprendre : le bébé explore son corps, puis saisit les objets qui l’entourent. Le premier rôle des parents : favoriser cette curiosité naturelle, l’entretenir.
  • Ne pas jouer au professeur. A trop solliciter son enfant, on risque de le dégoûter définitivement de toute forme d’apprentissage.
  • S’intéresser à sa scolarité. Pour l’enfant, s’intéresser à ce qu’il fait à l’école, c’est s’intéresser à lui. 
  • Comprendre ses spécificités. A travers ces discussions, le parent parvient à cerner les goûts de son enfant.
  • Fixer avec lui des objectifs concrets. La réussite scolaire de l’enfant fait partie d’un « contrat » passé entre lui et ses parents, qui repose sur des objectifs précis et accessibles.
  • Donner un sens aux études. Pour se motiver et se responsabiliser, l’enfant doit comprendre qu’il ne travaille pas pour ses parents, mais pour lui, afin d’atteindre un but personnel. «Tu veux être infirmière ? Les sciences sont très importantes. » « Journaliste ? L’apprentissage des langues va t’y aider. » Il ne s’agit pas de l’enfermer dans un projet intangible, mais de l’aider à donner un « sens » aux efforts que l’école lui demande de fournir.
  • Reconnaître ses points forts. Trop de parents focalisent sur les mauvais résultats de l’enfant, oubliant de reconnaître ses points forts. 
  • Comprendre plutôt que s’inquiéter. C’est risquer de lui communiquer votre propre angoisse et l’insécuriser. Où a-t-il eu du mal ? Qu’est-ce qu’il n’a pas compris ?
  • Contrôler plutôt que juger. Dans tous les cas, l’enfant doit faire ses devoirs seul. 
  • Lui apprendre à gérer son temps.
  • Lui offrir un cadre propice au travail. C’est à l’enfant de choisir : dans la cuisine, dans sa chambre, entouré de toute la famille… Certains enfants ont, plus que d’autres, besoin de se sentir soutenus par la présence de leurs parents.
  • Donner l’exemple. Pourquoi l’enfant devrait-il faire ses devoirs après l’école si ses parents eux regardent la télévision après leur travail ?

Hé oui Janette, c’est difficile !  Mais encore plus pour votre enfant qui se voit investi d’une charge qui peut lui faire peur et le faire fuir dans la paresse ou la distraction. Les difficultés de concentration sont souvent le signe de leur démotivation.

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