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Un mois après la rentrée : des inquiétudes qui persistent pour votre grand Janeton

par Emilie Geoffroy

27 septembre 2025

La rentrée est passée, les cartables sont bien remplis, les habitudes reprennent doucement… mais du côté de votre grand Janeton, tout n’est peut-être pas encore parfaitement serein. Ce début d’année peut rester une source de stress, même plusieurs semaines après le retour en classe. Et si vous avez parfois du mal à comprendre ce qui se passe dans sa tête, c’est parfaitement normal. Voici quelques clés pour décoder les inquiétudes (souvent silencieuses) qui peuvent encore l’habiter.

La peur de l’inconnu… qui persiste

Même s’il a déjà repris les cours, il se peut que Janeton ne se sente toujours pas à l’aise dans son nouvel environnement : un établissement plus grand, un fonctionnement différent, des repères à construire. Il peut continuer à se sentir un peu perdu, sans toujours oser le dire.

Ce que vous pouvez faire :
Proposez-lui de reparler de ses journées, de ses trajets, de ce qui lui plaît ou le stresse. Revisitez ensemble certains lieux, s’il en ressent le besoin, ou mettez-le en contact avec un camarade plus à l’aise qui pourrait lui montrer les bons coins (et les bons tuyaux).

La peur du changement… toujours en digestion

Nouveaux cours, nouvelles têtes, nouveaux rythmes : même si c’est excitant, c’est aussi épuisant. S’il n’a plus ses copains dans sa classe ou s’il découvre des profs « légendaires » (pas dans le bon sens du terme), son cerveau peut continuer à lui jouer des films catastrophe.

À faire :
Laissez-le exprimer ses scénarios (même les plus absurdes), sans juger. En les verbalisant, ils perdent déjà un peu de leur pouvoir. Vous pourrez ensuite l’aider à remettre les choses en perspective, en douceur.

La pression de bien faire

Depuis la rentrée, Janeton donne tout : il veut être au top en classe, briller dans ses activités et surtout… vous rendre fière. Cette pression (qu’il s’impose tout seul ou qu’il pense ressentir de votre part) peut vite le fatiguer mentalement.

Le bon réflexe :
Aidez-le à équilibrer ses journées avec un planning raisonnable. Oui au travail scolaire et aux activités extrascolaires, mais surtout : oui au temps libre et au repos ! Montrez-lui que votre amour ne dépend pas de ses résultats.

La peur de l’échec

Il doute. Il se compare. Il pense qu’il n’y arrivera jamais. Et s’il échoue, il a peur de vous décevoir, voire d’être puni. Cette peur le bloque et nuit à sa confiance.

À faire :
Rappelez-lui ses forces, ses réussites (même les petites), et surtout : parlez effort, pas perfection. L’échec fait partie du chemin, mais il peut apprendre à le surmonter et à s’en servir pour avancer.

Le regard des autres

À l’adolescence, un mot de travers ou un regard moqueur peut suffire à ébranler la confiance. Il veut se fondre dans le groupe, mais sans se trahir. C’est une vraie gymnastique intérieure.

Votre rôle :
Soyez là, sans forcer. Créez un espace de parole sécurisant où il pourra venir vous parler quand il sera prêt. Et surtout, écoutez sans minimiser ce qu’il ressent, même si ça vous semble « pas si grave ».

Et maintenant, on fait quoi ?

Même si la rentrée est passée, voici quelques gestes simples à garder en tête pour accompagner Janeton dans la durée :

✅ Continuez à lui poser des questions (sans l’interroger comme un agent secret)
✅ Restez à l’écoute de ses signaux (fatigue, irritabilité, silence)
✅ Aidez-le à se fixer des objectifs réalistes pour ne pas s’épuiser
✅ Valorisez ses efforts, pas seulement ses résultats
✅ Et surtout : rappelez-lui qu’il a le droit de ne pas tout réussir tout de suite.

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