#Culture & Évasion | #La bibliothèque de Janette

Une année 2026 où les nouveautés littéraires se bousculent déjà

par Charles Demoulin

11 janvier 2026

2026 vient à peine de nous ouvrir ses portes, que les librairies débordent déjà de nouveautés en tout genre. De quoi permettre à Janette de vous proposer quelques titres qui pourraient combler d’aise ces soirées hivernales passées plus que chaudement au coin du feu.

‘Douze ans après’, de Lisa Gardner chez Albin Michel

Frankie Elkin s’est juré de retrouver les personnes disparues et oubliées de tous. Mais elle ne s’attendait pas à ce que Kaylee Pierson, une condamnée à mort, lui demande de rechercher sa sœur, Leilani. Elle lui donne trois semaines.

Habituée aux défis, Frankie accepte la mission. Douze ans plus tôt, Leilani, alors âgée de cinq ans, disparaissait à Hawaï. Or on vient de retrouver sa trace sur un atoll à une heure de vol d’Honolulu, où un ancien petit ami de Kaylee, aujourd’hui magnat de la tech, projette de construire un écolodge de luxe.

Si elle veut découvrir la vérité et peut-être sauver la vie de la jeune fille, Frankie doit infiltrer un camp de base coupé du monde. Les obstacles ? L’hostilité de quelques individus. D’innombrables et dangereux secrets. Aucun moyen d’appeler à l’aide. Sans oublier une tempête tropicale qui s’annonce…

Un excellent thriller sous forme de huis clos. Des pages rythmées, trépidantes, au suspense grandissant. Des chapitres courts qui vous obligent à rester plonger au cœur de l’intrigue. La joie de retrouver une Frankie Elkin dont Lisa Gardner s’est attachée à faire évoluer la personnalité. Vous allez vous régaler !

‘Le gardien du camphrier’, de Keigo Higashino chez Actes Sud

Et si vous étiez au crépuscule de votre vie, à qui adresseriez-vous vos dernières volontés ?

Reito Naoi est un jeune homme en perte de repères. Alors qu’il travaille dans une usine et tente tant bien que mal de remettre de l’ordre dans son quotidien, il voit sa vie basculer lorsqu’il est injustement licencié. Poussé par la colère, il commet un délit qui le conduit tout droit derrière les barreaux.

Mais ce faux pas devient le point de départ d’un destin inattendu. En prison, un avocat lui propose un marché : sa liberté contre une mystérieuse offre émise par un commanditaire anonyme, à savoir devenir le gardien d’un vieux camphrier, niché dans un sanctuaire reculé, dans les environs de Tokyo.

La légende dit que si l’on suit un rituel bien établi, l’arbre centenaire exauce les vœux de celles et ceux qui prient dans son renfoncement. Le camphrier semble en effet renfermer bien plus que du bois et des feuilles.

Le Gardien du camphrier est un roman profondément émouvant et délicat qui interroge les liens de sang qui se tissent ou s’érodent au fil du temps et jusque dans la mort. L’écriture s’avérant délicate, on ne peut que succomber au charme de ce roman.

‘Le gardien du camphrier’, de Keigo Higashino chez Actes Sud

‘La maison du bonheur’, de Manu Causse chez HarperCollins

La maison du bonheur plonge dans le quotidien d’une famille recomposée face au cancer de Youma, jeune femme de dix-neuf ans. Manu, beau-père et narrateur, suit avec pudeur son combat, tout en retraçant les joies, les peurs et les espoirs de chacun.

La maison du bonheur, ce n’est pas seulement un récit sur la maladie : c’est un hommage à la vie, à la famille et à la capacité de transformer l’épreuve en force, l’angoisse en tendresse. Ce récit intime et pudique, dans lequel Manu Causse s’adresse directement à sa belle-fille, offre un puissant message de résilience et d’amour : vivre pleinement, ensemble, malgré l’adversité, avec des moments de tendresse et d’humour qui rendent l’histoire profondément humaine. 

Ce récit est l’histoire d’un apprivoisement mutuel, d’un lien qui se crée, se réinvente et s’affirme. Celui d’un homme qui apprend à dire : « Je t’aime » à une enfant qui n’est pas la sienne. C’est une trêve, une découverte, une adoption

Chaque page de ce roman bouleversant déborde d’amour et d’émotions en tout genre. De plus, malgré le sujet traité, l’auteur possède dans son écriture, cette pointe d’humour qui nous aide grandement à accompagner cette famille dans la douleur du drame qui se joue.

‘La maison du bonheur’, de Manu Causse chez HarperCollins

‘Les disparues’, de Jessie Garcia chez City

À première vue, Stéphanie et Jasmine n’ont rien en commun. Directrice de l’information d’une chaîne de télé, Stéphanie se rend à un congrès. Jasmine, serveuse dans un bar, fuit une relation abusive. Les deux femmes ne se connaissent pas, elles ont simplement pris le même avion.

Quelques jours après l’atterrissage, elles envoient des messages à leurs amis. Toutes les deux expliquent être tombées amoureuses d’un bel inconnu, Trent McCarthy, avec qui elles vivent une relation passionnée. Et puis, un jour, silence. Les messages cessent.

Stéphanie et Jasmine sont officiellement portées disparues. Qui est l’homme possessif et séducteur qu’elles évoquaient dans leurs messages ? Qu’a-t-il fait à ces femmes ? Ou que lui ont-elles fait, à lui ? Dans tous les cas, il est peut-être déjà trop tard…

Agréable surprise que ce thriller que signe une Jessie Garcia qui sait manifestement y faire pour capter d’emblée l’attention de ses lecteurs et lectrices. Remarquable dans ses descriptions d’ambiance ou de paysages, elle fait en sorte qu’on se croirait devenu un participant actif, à ce qui va devenir une enquête captivante.

‘Les disparues’, de Jessie Garcia chez City

‘Avant la peine’, de Laure Heinich chez Flammarion

Rebecca et Baptiste sont deux médecins dans un hôpital réputé de la banlieue parisienne. Ils forment un duo d’excellence depuis l’internat, et leur amitié s’écrit au travail comme en dehors. Jusqu’à ce soir où, dans l’intimité de la salle de garde, après avoir sauvé in extremis la vie d’un patient, quelque chose se passe. 

Quelque chose que Rebecca va nommer ‘viol’ et Baptiste ‘relation consentie’. Rebecca porte plainte, Baptiste dément. Ce sera parole contre parole, la leur et celles de leurs avocats. Mais aussi, autour d’eux, celles de tous ceux que l’affaire éclabousse : leurs familles, leurs amis, et le personnel hospitalier.

Dans ce roman, Laure Heinich met en scène le doute de façon vertigineuse et, ce faisant, réussit à faire vivre au lecteur l’expérience d’un juré d’assise qui, face à toutes les pièces du dossier, se retrouverait confronté à son intime conviction.

Voilà sans nul doute un roman qui risque de vous marquer à jamais au vu de cette ‘pagaille’ qu’il va générer dans votre esprit. Pour qui allez-vous pencher ? Le verdict judiciaire sera-t-il à la hauteur de vos attentes ? Quelles vont être les séquelles de cette accusation auprès de la famille, des amis, des collègues de travail, de la direction de cet hôpital réputé ? Suivant que vous serez une femme ou un homme, votre jugement sera-t-il totalement honnête ? Je vous laisse à toutes ses interrogations en vous conseillant surtout, de ne pas passer à côté de cet ouvrage qui s’attaque à un sujet de plus en plus d’actualité.

‘Avant la peine’, de Laure Heinich chez Flammarion

les derniers articles Culture & Évasion

picto catégorie post
#Culture & Évasion | #Les muses de Janette

Marjane Satrapi, la voix libre et engagée de la bande dessinée contemporaine

LIRE LA SUITE
picto catégorie post
#Sorties | #Culture & Évasion

Un week-end de festivals, de sports et de créativité

LIRE LA SUITE
picto catégorie post
#Rencontres | #Culture & Évasion

Janette rencontre Irene del Olmo, "la santé reproductive est fondamentale dans le bien-être de la femme"

LIRE LA SUITE