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Pourquoi on aime (se) faire peur ? Ce que Halloween dit de notre cerveau

par Emilie Geoffroy

22 octobre 2025

Les soirées films d’horreur entre copines, les maisons hantées, les légendes urbaines racontées à la lueur d’une bougie, ou même le simple frisson à la lecture d’un thriller… Avouez, Janette, vous aimez ça (un peu, beaucoup, à la folie ?). Mais pourquoi diable cherchons-nous à nous faire peur — et surtout à y prendre plaisir ? À l’occasion d’Halloween, décryptage d’un phénomène aussi universel qu’étrangement rassurant.

La peur : un réflexe ancestral… qui rassure

La peur est une émotion primitive, ancrée dans notre cerveau depuis la nuit des temps. Elle nous a permis de survivre, de fuir un danger, d’éviter les situations à risque. C’est l’amygdale cérébrale — la sentinelle de nos émotions — qui déclenche cette réaction en chaîne : cœur qui s’accélère, sueurs froides, respiration courte. Bref, un corps prêt à réagir.

Mais aujourd’hui, dans notre quotidien relativement sécurisé, nous ne croisons plus (heureusement !) de bêtes sauvages au coin de la rue. Alors, notre cerveau cherche des sensations fortes… sans réel danger. Et Halloween tombe à pic pour ça !

Halloween : peur sous contrôle, plaisir maximal

Quand vous regardez un film d’horreur, entre deux bonbons et une couverture jusqu’au nez, vous savez que vous êtes en sécurité. Le cerveau, lui, fait la différence entre la menace réelle et fictive. Résultat ?
Il déclenche la montée d’adrénaline… sans activer la panique totale.

Et cette montée d’adrénaline, combinée à la dopamine (l’hormone du plaisir), crée une sensation d’euphorie, comme après une montagne russe ou un saut en parachute. Voilà pourquoi on aime avoir peur… quand on contrôle la peur.

Se reconnecter à l’émotion pure

Halloween (et les frissons qu’elle apporte) nous permet aussi de revenir à des émotions brutes, presque enfantines : sursauter, crier, éclater de rire juste après. Une forme de libération émotionnelle, dans un monde où l’on est souvent priée de garder le contrôle, d’être “adulte”, “raisonnable”.

Alors oui, se faire peur, c’est aussi une façon de relâcher la pression, d’exprimer une facette plus instinctive de nous-mêmes, de se reconnecter à notre part de mystère et d’imaginaire.

La peur, un lien social surprenant

Vous avez remarqué comme on rit ensemble après avoir eu peur ?
Qu’on se serre un peu plus fort, qu’on se sent “vivant” ? Se faire peur en groupe, c’est aussi renforcer les liens. Que ce soit en famille ou entre amies, les émotions partagées (même fortes) créent de la complicité.
Et dans une société où tout va très vite, ces moments-là ont une vraie valeur.

En résumé, Janette…

  • La peur est naturelle et utile : elle nous protège.
  • Se faire peur pour le fun (dans un cadre sécurisé) déclenche des hormones de plaisir.
  • Halloween nous offre une pause émotionnelle, entre rire et frisson, entre adulte et enfant.
  • C’est une manière douce de se reconnecter à soi… et aux autres.

Alors cette année, que vous choisissiez de frissonner devant un film d’horreur, de vous déguiser en sorcière ou simplement d’observer les décorations dans la rue… sachez que vous êtes en train de nourrir votre cerveau, vos émotions et votre besoin de lien humain.

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