#Janette bien dans son corps | #Psycho & Bien-être

Janette vous parle contraception

par Stéphanie Dangel

26 septembre 2025

Depuis l’antiquité, les femmes ont tenté de maîtriser leur fertilité, mettant leur santé en danger. Il faudra attendre le 20ème siècle pour que des lois, accompagnées de politiques de santé publique et d’éducation, permettent  aux femmes de choisir une contraception sûre et adaptée.

La contraception, élément essentiel de la santé sexuelle et reproductive, permet de planifier une grossesse, en tenant compte des facteurs personnels, professionnels ou financiers. Mais elle a aussi parfois un but thérapeutique dans certaines indications comme l’acné sévère, l’endométriose ou  simplement les règles douloureuses.


Les différentes méthodes de contraception

Les méthodes barrières empêchent les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. Ce sont les préservatifs féminins (capes et diaphragmes) et masculins. Seul le préservatif masculin protège des infections sexuellement transmissibles (IST).

Les méthodes hormonales, elles, vont empêcher l’ovulation chez la femme, épaissir la glaire cervicale ou modifier la muqueuse utérine.

Elles sont représentées par la pilule (composée d´oestrogènes et/ou de progestatifs) prise de façon continue ou séquentielle, les patchs, l’anneau vaginal, l’implant, l’injection intramusculaire de progestatifs, et les dispositifs intra utérins (DIU ou stérilets) hormonaux. Le stérilet non hormonal, lui, utilise le cuivre, toxique pour les spermatozoïdes.

Les méthodes  définitives sont, elles, irréversibles et consistent chez la femme en une ligature des trompes qui transportent les ovules. Chez l’homme, on parle de vasectomie, opération qui consiste à couper les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes.

La contraception d’urgence, connue sous le nom de pilule du lendemain peut être utilisée après un rapport non protégé, en prenant par voie orale le plus tôt possible une pilule. La pose d’un DIU au cuivre dans les 5 jours après le rapport est aussi une option.

Un mot pour les méthodes naturelles : courbe de température, retrait, abstinence sont dans les faits peu sûres et pourvoyeuses d’un nombre certain de grossesses non désirées.

Le choix

Ces moyens de contraception sont pour la plupart bien connus. La difficulté pour certaines femmes reste de choisir le moyen parfaitement toléré, et bien maîtrisé. Le médecin de famille et le gynécologue sont les bons interlocuteurs pour guider dans ce choix, en s’assurant parallèlement de l’absence de contre indication. 

Il sera guidé par les préférences personnelles, l’état de santé général, les antécédents personnels, voire familiaux et l’existence ou non de contre indications à une contraception hormonale, par exemple. Parallèlement, la fréquence des rapports sexuels, le mode de vie, le coût, la nécessité d’y associer une protection contre les IST et, enfin, le désir d’avoir des enfants dans le futur sont des éléments qui orienteront le choix.

Les avantages et inconvénients de chaque méthode seront discutés, leur efficacité aussi. Beaucoup de facteurs, donc, coexistent, non figés, susceptibles de varier au cours de la vie de la femme et au sein du couple. Il faut aussi parfois déconstruire quelques fausses idées reçues. Une fréquente est que la prise de la pilule aurait un effet négatif sur les chances d’une grossesse future, ce qui est faux. Une autre est qu’il serait important d’avoir ses règles très régulièrement, ce qui est faux également.

On rappelle qu’un suivi gynécologique idéalement annuel reste préconisé, dans tous les cas.

Chez les hommes, le choix est plus restreint. Néanmoins, on note une augmentation ces dernières années du nombre de vasectomies. On peut l’expliquer par moins de tabou, la dissociation entre fertilité et virilité, et on peut l’espérer, un désir d’être plus impliqué dans la maîtrise au sein du couple. Un refus farouche de paternité, parallèle à la baisse de natalité observée dans les pays occidentaux, est aussi observable ces dernières années, y compris chez de très jeunes hommes.

Ces progrès dans l’autonomie et la planification familiale du nombre d’enfants désiré et de l’espacement dans le temps des grossesses, que l’on peut tout de même qualifier de récents, sont une chance pour la santé des femmes et le respect de leur choix. Les lois sur l’avortement ont élargi les possibilités offertes aux femmes en cas de grossesse non désirée.

Des vents contraires soufflent de part et d’autre de la planète qui pourraient remettre en cause certains acquis. Prenons garde et gardons en tête qu’une contraception bien comprise, bien choisie, bien tolérée est la meilleure méthode pour éviter toute grossesse non désirée.

Au Luxembourg, tous les moyens de contraception sont entièrement gratuits pour les deux sexes et à tout âge (hors préservatifs masculins) et la pilule du lendemain y est  même délivrée sans ordonnance.

les derniers articles Janette bien dans son corps

picto catégorie post
#Janette bien dans son corps | #Psycho & Bien-être | #Bien-être

D’un corps tonique à l’influence, en passant par les insomnies et la détox

LIRE LA SUITE
picto catégorie post
#Janette bien dans sa tête | #Janette bien dans son corps | #Psycho & Bien-être | #Bien-être

Pourquoi vous êtes fatigué même après avoir dormi ?

LIRE LA SUITE
#Janette bien dans son corps | #Bien-être

Pourquoi vous avez toujours envie de sucre à 16h (et ce que votre cerveau essaie vraiment de vous dire)

LIRE LA SUITE
#Janette bien dans son corps | #Bien-être

Summer body : et si vous arrêtiez de vous préparer à l’été ?

LIRE LA SUITE