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Ces romans qui nous passionnent

par Charles Demoulin

5 octobre 2025

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je resterais des heures à déambuler le long des rayonnages d’une librairie. Regarder les nouveautés. Prendre en main l’un ou l’autre roman dont le titre m’interpelle. Faire mon choix. Rentrer ensuite à la maison avec l’ouvrage choisi. Le soir, trouver un moment tranquille et me lancer dans sa lecture… Voulez-vous connaître quelques titres qui ont retenu mon attention ? Pas de problème !

‘The Last Sunrise’, d’Anna Todd chez Hugo Roman

Entre des problèmes de santé chroniques et une mère surprotectrice, Oriah Pera, vingt-deux ans, a l’impression d’être coincée en attendant que sa vie commence.

Mais lorsque le travail de sa mère les emmène à Majorque, Ry sait que cet été pourrait être le début de son passage à l’âge adulte. Pour son premier petit acte de rébellion, elle se rend seule à la plage où elle rencontre un Espagnol au charme dévastateur.

Julian fait sentir à Ry qu’elle est encore plus naïve et inexpérimentée qu’elle croyait l’être, mais elle ne peut étouffer son attirance grandissante. Au fil de l’été, Julian fait sortir Ry de sa coquille et l’entraîne dans des aventures dont elle a toujours rêvé. Mais alors que son retour en Amérique se profile, Ry doit décider si elle est assez courageuse pour enfin suivre son cœur et vivre pour elle-même. 

Anna Todd revient ici avec une nouvelle romance émouvante, inspirante, poignante, mais aussi enthousiasmante, sur une jeune femme couvée dont la vie se transforme grâce à un homme mystérieux au cours d’un été . Au-delà, il nous revient, que cet ouvrage sera bientôt adapté au cinéma avec Eva Longaria. 

‘Quand le merle chantera’ de Geneviève Senger chez Calmann Levy

Octobre 1977. Jeanne Levy, jeune journaliste, est envoyée à Mulhouse pour couvrir l’assassinat de Hanns Martin Schleyer, représentant du patronat allemand et ancien SS, par la Fraction armée rouge. Mais un appel de sa mère adoptive vient tout bouleverser. Celle-ci lui fait une terrible confession : elle a tué un homme, un nazi, son geôlier.

Car Mattie cache un lourd secret : survivante de Ravensbrück, contrainte de porter l’enfant d’un officier SS, elle a accouché d’un garçon qu’on lui a arraché à la naissance et qu’elle n’a jamais revu.

Trente ans plus tard, ce passé refait brusquement surface. Pour Jeanne, une double enquête débute. D’abord journalistique, sur les mouvements terroristes qui agitent l’Europe, familiale ensuite, sur les traces de ce frère inconnu.

Ses pas la mènent jusqu’à un Berlin crépusculaire, où la société peine à panser les plaies du nazisme et à apporter des réponses à une jeunesse désespérée. Une jeunesse en quête, tout comme elle, de vérité et de réconciliation.

D’une écriture fluide et prenante, Geneviève Senger signe un roman poignant dans lequel elle dresse de façon documentée, un tableau très juste de la France et de l’Allemagne des années de plomb. Au-delà, elle explore avec finesse, la transmission des blessures familiales et le poids des secrets. 

‘Quand le merle chantera’ de Geneviève Senger chez Calmann Levy

‘Le jour où Rose a disparu’, de Julien Sandrel chez HarperCollins

À Toulon, Aida est embauchée à la Maison des femmes, un lieu unique où l’on soigne et accompagne celles qui tentent de se relever de violences. Peu à peu, elle s’attache à cet endroit à part, à ses patientes, à son équipe… mais reste sur ses gardes avec le jardinier bénévole, dont les silences la dérangent autant qu’ils l’intriguent.

À des centaines de kilomètres de là. Rose ouvre les yeux dans un hôpital de Bruxelles. Elle n’a plus aucun souvenir de sa vie d’avant. Le seul indice dont elle dispose, c’est cette inscription griffonnée sur sa hanche.  Un numéro de téléphone et un prénom, à moitié effacés.

Rose et Aïda ne se sont jamais vues, ne se connaissent pas. Elles ne savent pas encore que leurs destins sont intimement liés.

Riche en rebondissements, ce roman captive autant qu’il bouleverse, tenant le lecteur en haleine jusqu’à sa dernière ligne. Julien Sandrel y parle de reconstruction, d’entraide, de sororité et d’espoir, grâce à des personnages aussi variés qu’attachants, mais également par le biais d’un suspense parfaitement maîtrisé. Laissez-vous emporter par ce roman qui secoue et interpelle. Peut-être parce que c’est un piège ?

‘Le jour où Rose a disparu’, de Julien Sandrel chez HarperCollins

‘Les compagnons des heureux hasards’, Gilles Legardinier chez Flammarion

Qui n’a jamais perdu foi en l’existence ? Qui n’a jamais été épuisé, voire écœuré, au point de douter de la valeur même de la vie ?

Lily en est là. Une rupture, beaucoup de désillusions… mais ce n’est pas cette part de son histoire qui nous intéresse. Grâce à ‘Mère-Grand et au Petit Poucet’, Lily va découvrir un autre chemin.

Loin d’un conte de fées, ce roman s’impose comme une renaissance, aux antipodes des faux-semblants et des égoïsmes. Les ‘Heureux Hasards’ vont la conduire jusqu’à la face cachée du monde tel qu’on ne le montre jamais.

Comme il tient à l’expliquer, Gilles Legardinier, qui soit dit en passant possède en lui une incroyable et profonde compréhension de la nature humaine, y va ici d’une comédie qui célèbre joyeusement ce que notre époque malmène.

Pour ceux qui comme moi le suivent depuis ses débuts avec ses ouvrages où un chat était toujours en couverture, je puis vous assurer que vous allez à nouveau passer un incroyable et excellent moment de lecture. Et je crois que, tout comme moi, vous allez largement apprécier cette compagnie de hasards voulus heureux.

‘Les compagnons des heureux hasards’, Gilles Legardinier chez Flammarion

‘Le roman des maisons closes’ de Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier chez Litos

Ce roman des maisons closes est un ouvrage d’histoire qui va avoir comme fil conducteur une narratrice. Une gente dame qui a tout vu et qui sait tout parce qu’on lui a tout soufflé, tout susurré… Un livre dans lequel elle dit tout. Ou presque tout, car, comme elle le dit clairement, il y a des secrets qui partiront dans la tombe avec elle.

Lieux de plaisirs suaves pour les uns, d’abattage sordide pour les autres, les maisons closes, signalées par la fameuse lanterne rouge, ont fleuri en France jusqu’en 1946. En nous ouvrant les portes des lupanars romains, fiefs des louves, des turnes sous Louis XV, des bouges des grognards de Napoléon, ce livre nous invite à un voyage dans le temps.

Dans les alcôves du Chabanais et du One-Two-Two, nous partagerons le quotidien des taulières et des filles. Descentes de police, amours interdites, rixes entre proxénètes, débauches. Nous entrons à pas feutrés dans leur existence, comme dans un roman où l’on croiserait Toulouse-Lautrec, Guy de Maupassant, Michel Simon et tant d’autres clients prestigieux.

Un moyen détourné d’entrer dans cet univers ‘tabou’, et dont pourtant on aimerait secrètement en connaître les arcanes. Une occasion rêvée d’assouvir votre savoir sur un sujet très souvent objet de méprise.

‘Le roman des maisons closes’ de Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier chez Litos

‘Journal d’un libraire qui ne croyait plus aux histoires’, par Le libraire qui se cache (alias Kevin Lecathelinais) chez J’ai lu

Lorsque Vivian débarque au village pour ouvrir une librairie, les questions vont bon train : qui voudrait ouvrir son commerce dans ce coin charmant, mais désert ? Pour le savoir, il faudra repasser.

Car Vivian n’est pas du genre bavard. Quant aux livres, il aurait préféré ne plus jamais avoir affaire à eux. Mais il a promis à quelqu’un de les vendre jusqu’au dernier. Et pour ça, il a un plan. Infaillible, bien sûr.

Le plus vite sera le mieux. Alors Vivian a une idée qui repose sur de vieux carnets, un peu d’improvisation et le moins d’interactions sociales possible. Qu’importe si une ado avide de lecture campe près du comptoir. Qu’importe si un gentil retraité vient chaque jour troquer une part de gâteau de riz contre un peu de compagnie. Le plan de Vivian est et reste infaillible. Jusqu’à ce que l’histoire qu’il fuyait depuis toujours revienne réclamer sa fin.

Un texte délicat, mélancolique, mais aussi empreint de cet humour qui caractérise Kevin Lecathelinais. Un récit qui se veut un hommage au pouvoir fédérateur du livre, avec une galerie de personnages aussi attachants les uns que les autres. Ces fameux clients bien connus des libraires : comme celui qui n’achète rien et celle qui lit tout.

‘Journal d’un libraire qui ne croyait plus aux histoires’, par Le libraire qui se cache (alias Kevin Lecathelinais) chez J’ai lu

‘L’impasse des rêves’, de Didier van Cauwelaert chez Albin Michel

Didier van Cauwelaert lève le secret sur la rencontre qui a marqué ses débuts de romancier. Et d’expliquer : «Nous nous sommes connus grâce à une erreur d’enveloppes, un éditeur ayant renvoyé à chacun le manuscrit de l’autre.

Dès les premières pages, c’est le coup de foudre. Et leur rencontre dans la réalité ne fera qu’amplifier l’attirance. Sauf qu’Anaïs est mariée et a deux enfants. Et puis que son roman renferme les clés du crime que, peut-être, elle commettra l’automne suivant. Quand on a vingt ans et des poussières, comment concilier amour fou et conséquences d’un meurtre ?

Entre réalité trompeuse et fiction révélatrice, Didier van Cauwelaert interroge le pouvoir de la littérature sur nos destins, nous offrant son roman le plus intime. La formidable histoire d’une passion sans issue qui conduit à une renaissance.

Un Didier van Cauwelaert qui jongle avec élégance et adresse avec les mots autobiographie et projection fictive de lui-même, pour nous offrir un nouveau roman coup de cœur. Le type d’ouvrage bouleversant qu’on ne lâche qu’une fois arrivé au mot fin. 

‘L’impasse des rêves’, de Didier van Cauwelaert chez Albin Michel

‘La semaine des quatre jeudis’, de Xavier Mauméjean chez Alma

Six jours par semaine, Anaïs Nin est femme de banquier et reste dans sa propriété de Louveciennes. Mais le jeudi, son mari Hugo lui laisse faire ce qu’elle veut, à condition de ne pas savoir.

Tous ces ‘jeudis de la femme’ sont autant de journées où Anaïs se délivre du carcan de la vie domestique et où elle peut pratiquer ce pour quoi elle a le plus d’appétit : dévorer la vie. Elle cherche autre chose que la respectabilité. Des dîners en ville : aimer, bien sûr, mais avant tout écrire.

À partir d’éléments évoqués dans son journal, Xavier Mauméjean raconte à sa façon, quatre jeudis d’Anaïs Nin dans l’effervescence du Paris des années folles. D’un rendez-vous chez un psychanalyste loufoque, à ses rencontres surréalistes avec Antonin Artaud et ses déambulations avec June Miller, la femme d’Henry Miller.

Quatre échappées buissonnières dans la vie d’Anaïs, faites de transgression du quotidien, de l’ordre bourgeois, des classes sociales et de sexualité, qui sont aussi l’occasion pour elle, de découvrir l’écrivaine qu’elle est. Une écrivaine qui aimait dire : « Je n’aime pas les hommes qui ont peur de la force des femmes. »

Un très bel hommage à l’existence singulière d’Anaïs Nin et à la soif de liberté d’une écrivaine en devenir.

‘La semaine des quatre jeudis’, de Xavier Mauméjean chez Alma

‘Le Cabinet des Illusions’, de Jean-Luc Bizien chez Maison Pop

Pour devenir le plus grand magicien du monde, il a dû disparaître : aujourd’hui, William Ellsworth Robinson est Chung Ling Soo, ‘le merveilleux magicien chinois’. Sur scène, il fascine. En coulisses, il ment. Car pour incarner son personnage, il a tout sacrifié : ses origines, son nom, sa vie…

Hélas, quand une riche famille viennoise l’engage pour une représentation privée et que le spectacle vire au drame, tous les regards se tournent vers lui et l’accusent. Pris au piège, l’illusionniste va devoir briser le sort qu’il a lui-même lancé : lever le masque, affronter ses démons et élucider un crime dont il est le premier suspect.

Bienvenue dans ‘Le Cabinet des illusions’ ! Là où les apparences règnent… Et où la vérité peut tuer. En fait, apprêtez-vous à vivre le plus extraordinaire des voyages dans la Vienne raffinée du XIXe, avec ce récit qui jongle merveilleusement entre thriller psychologique palpitant, et histoire du cadre viennois du tout début des années 1900. Vous allez vous régaler.

‘Le Cabinet des Illusions’, de Jean-Luc Bizien chez Maison Pop

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