#Psycho | #Psycho des Janetons

Enfants et cadeaux, comment trouver l’équilibre ?

par Paule Kiénert

11 décembre 2025

Chaque année, les mêmes scènes se rejouent : des montagnes de paquets sous le sapin, des Janetons surexcités ou déçus, des parents partagés entre envie de faire plaisir et peur d’en faire trop. À l’heure où les fêtes sont aussi devenues un terrain de surconsommation, une question se glisse dans la hotte : comment transmettre à nos enfants un rapport
sain, joyeux et équilibré aux cadeaux ?

Pourquoi les enfants en veulent toujours plus ?

Les fêtes créent une attente très forte : décorations scintillantes, publicités omniprésentes, discussions à l’école… Le cerveau de l’enfant, encore immature, est naturellement attiré par la nouveauté. Recevoir un cadeau active les circuits de plaisir, ce qui peut mener à une envie de « toujours plus ». Il s’agit là d’une réaction normale, pas d’un caprice. Le défi pour les parents n’est donc pas de freiner la joie de leurs chers Janetons, mais de leur apprendre à donner du sens à ce qu’ils reçoivent.

Trop de cadeaux : quand la quantité brouille les émotions

Surcharger un enfant de présents peut sembler généreux, mais cela comporte quelques effets paradoxaux, tels que :

  • surcharge émotionnelle : les petits n’arrivent plus à savourer, ils ouvrent sans regarder ;
  • perte de valeur symbolique : l’enfant mémorise moins ce qu’il reçoit ;
  • frustration inattendue : plus il y a de cadeaux, plus le risque est grand qu’un seul « manque » ou qu’une comparaison fasse dérailler le moment. Les psychologues parlent même du syndrome de l’enfant roi de Noël, où l’abondance empêche l’enfant de ressentir la gratitude.

Trop peu : la peur de manquer ou l’injustice ressentie

À l’inverse, de nombreux parents craignent que « trop peu » ne suscite de la frustration ou un sentiment d’injustice, surtout lorsque l’enfant compare le contenu des ses petits souliers avec ses amis ou cousins.

  • La clé ne se trouve cependant pas dans la quantité, mais dans la préparation : expliquer que chaque famille a ses traditions,
  • rappeler que le cadeau n’est pas un concours,
  • associer l’enfant à la création des fêtes (décorations, cuisine, gestes solidaires). Un enfant ne souffre pas d’avoir moins… s’il comprend mieux.

Trouver l’équilibre

1. Ralentir le rythme d’ouverture

Alterner ouverture d’un cadeau et moment d’échange : regarder, toucher, tester. On apprend à recevoir, pas seulement à déballer.

2. Miser sur les cadeaux expérientiels

Ils créent des souvenirs durables, renforcent le lien… et n’encombrent pas la maison ! Un atelier cuisine, une sortie nature, un spectacle pour enfant : l’idée est d’encourager tout ce qui nourrit la relation plutôt que la possession.

3. Penser “variété” plutôt que “volume”

Un cadeau principal, un cadeau créatif, un cadeau d’expérience (cinéma, sortie, activité) : voici le trio simple, efficace, qui donne du sens.

4. Impliquer l’enfant dans la logique du don

Préparer un petit cadeau pour quelqu’un qu’il aime, glisser un mot, emballer ensemble… Cela renforce l’empathie et casse la logique d’uniquement recevoir.

5. Encourager la gratitude

Pas en forçant un « merci » mécanique, mais en aidant l’enfant à mettre des mots grâce à des questions telles « Qu’est-ce que tu préfères dans ce cadeau ? », « À quoi va-t-il te servir ? » La gratitude devient une émotion, pas une obligation.

Un cadeau, c’est un message

Au fond, un cadeau est une forme de langage : « Je te vois », « Je te connais », « Tu comptes pour moi ». Ce que les enfants retiennent n’est pas la quantité, mais l’intention, la douceur d’un moment partagé, le regard émerveillé d’un parent.

Et si, cette année, on remettait la qualité et la joie simple au centre ? Les enfants y sont incroyablement réceptifs et les fêtes y gagnent une profondeur que ni la taille des paquets ni le nombre de jouets ne pourra jamais remplacer. Joyeuses fêtes à tous les Janetons !

les derniers articles Psycho

#Janette bien dans sa tête | #Psycho

5 choses qu’on ne supporte plus après 35 ans

LIRE LA SUITE
#Psycho

Jeunes et ados, voici spécialement pour vous

LIRE LA SUITE
#Psycho | #Psycho pour le couple

Ghosting : simple clic ou ou véritable blessure psychologique ?

LIRE LA SUITE
#Psycho | #Psycho pour le couple

La pornographie et les femmes

LIRE LA SUITE