par Emilie Geoffroy
12 août 2025
Chaque 12 août, on célèbre la jeunesse. Celle qui bouscule, qui dérange parfois, mais surtout celle qui avance, qui ose, et qui vit vite et fort. Mais si cette Journée internationale de la jeunesse était aussi l’occasion d’inverser les rôles ? Et si, pour une fois, ce n’était pas à nous de conseiller, d’encadrer, d’orienter… mais à nous d’apprendre d’eux ? Car oui, la jeunesse d’aujourd’hui (ultra-connectée, hyper-consciente, parfois radicale, souvent brillante), a des choses à dire. Et elle ne se contente pas de parler fort : elle agit, elle invente, elle inspire.
Les jeunes d’aujourd’hui ne rentrent dans aucune case. Et ça tombe bien : ils n’en veulent pas. Ils sont multiculturels, multi-identitaires, et fièrement insaisissables. Ils naviguent entre les langues, les genres, les causes et les formats avec une aisance qui force l’admiration.
Ils nous rappellent qu’on peut appartenir à plusieurs mondes à la fois. Qu’on n’est pas obligée d’être soit ceci, soit cela. Et surtout, qu’on peut changer. Se réinventer. Même après 40 ans. Même (et surtout) quand on pensait que c’était « trop tard ».
Écologie, féminisme, antiracisme, santé mentale… Cette génération ne lâche rien. Elle milite sur les réseaux, dans la rue, dans ses choix de vie, dans ses mots. Et elle ne demande pas la permission. Elle nous oblige à sortir du confort, à regarder le monde tel qu’il est et pas tel qu’on voudrait qu’il soit.
Il y a quelque chose de brut, de sincère, presque naïf parfois… mais ô combien nécessaire. La jeunesse nous dit : « Tu peux encore t’indigner. Tu peux encore dire non. Tu peux encore te battre. » Et franchement, qu’est-ce qui vous empêche de le faire aussi ?
Leur rapport au boulot est à la fois déconcertant… et génial. Ils refusent le burn-out, questionnent l’autorité, veulent du sens. Ils cumulent les casquettes, refusent les horaires absurdes, prônent l’équilibre et l’alignement. Et ils ont bien raison.
Ce qu’ils nous apprennent, c’est que réussir n’a rien à voir avec le statut ou le salaire. C’est une affaire de plaisir, d’impact, de cohérence. Et si on arrêtait de se sentir coupable à chaque fois qu’on veut ralentir, changer, ou dire stop ?
Là où beaucoup d’entre nous ont grandi dans le flou, la gêne ou le silence, la nouvelle génération parle cash. Consentement, corps, orientation, santé mentale, plaisir — tout est sur la table. Ils aiment avec clarté, se définissent (ou pas), s’écoutent (du mieux qu’ils peuvent), posent des limites.
Pas de tabou, pas de faux semblants. Leur liberté nous bouscule, certes, mais elle ouvre aussi un espace. Pour nous. Pour nos amours. Pour nos corps. Pour réapprendre à se choisir, autrement.
Non, elle n’est pas parfaite. Oui, elle tâtonne, elle teste, elle s’égare parfois. Mais elle ose. Elle refuse de baisser les bras. Et dans un monde souvent épuisé, elle nous souffle un peu d’air. Un peu de feu. Un peu de futur.
Alors en ce 12 août, on ne va pas juste fêter « les jeunes ». On va les écouter. Les regarder vivre. Et peut-être, laisser une partie de cette énergie glisser dans nos vies. Parce que la jeunesse, ce n’est pas juste une question d’âge : c’est un mouvement intérieur. Et il n’est jamais trop tard pour le raviver.
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