par Anne Fourney
1 octobre 2026
Éthologue britannique, Jane Goodall était devenue la plus célèbre experte mondiale des chimpanzés. Prix Nobel de la paix, décédée il y a tout juste un an, elle reste une figure de la préservation de l’environnement.
Valerie Jane Morris-Goodall naît le 3 avril 1934 à Londres. Son père est homme d’affaires et pilote de course et sa mère, romancière. Après le divorce de ses parents, Jane grandit surtout à Bournemouth, sur la côte sud de l’Angleterre, dans la maison de sa grand-mère. Enfant, son père lui offre un chimpanzé en peluche, Jubilee, qui restera un symbole fort tout au long de sa vie. En 1957, âgée de 23 ans, elle rejoint une amie au Kenya, où elle fait la connaissance de Louis Leakey, paléo-anthropologue. Il la recrute comme assistante sur ses fouilles à Olduvai (Tanzanie). La collaboration se passe bien et Leakey, convaincu par les qualités d’observation de la jeune femme, lui propose d’étudier les chimpanzés sauvages, alors peu connus, dans la réserve de Gombe Stream, au bord du lac Tanganyika.
Ses recherches bouleversent la science
En 1960, à 26 ans et sans diplôme universitaire, elle s’installe à Gombe avec sa mère. Elle y séjourne par intermittence jusqu’en 1975 et y développe une méthode d’observation longue et détaillée. Elle donne des noms aux chimpanzés qu’elle observe, décrit leur personnalité, leurs liens familiaux, leurs alliances et leurs conflits. Ses découvertes bouleversent la science : elle montre que les chimpanzés fabriquent et utilisent des outils (tel que des tiges pour attraper les termites), chassent en groupe, font la guerre entre communautés, éprouvent des émotions complexes et transmettent des savoirs culturels. Ses travaux questionnent la frontière supposée entre humains et animaux. Encouragée par Louis Leakey, elle engage un travail universitaire et soutient une thèse de doctorat en éthologie en 1965, dirigée par le zoologiste Robert Hinde. Elle poursuit ses observations de différents groupes de chimpanzés, mettant en avant des différences de comportement selon leur situation géographique, publie de nombreux articles et livres qui contribuent à la rendre célèbre dans le monde entier. Édité en 1986, The Chimpanzees of Gombe, est un ouvrage de référence qui consolide son statut d’autorité scientifique internationale.
Jane Goodall voyait dans la protection un moyen de protéger aussi l’humanité et ses valeurs. À partir des années 1980, confrontée à la déforestation, au commerce illégal et à la détresse des chimpanzés captifs, elle élargit son combat à la préservation de l’environnement. En 1977, elle cofonde le Jane Goodall Institute ( JGI), qui soutient la recherche à Gombe, protège les habitats et développe des programmes liés à l’éducation et à la préservation de l’environnement. Ses recherches, travaux et initiatives sont reconnus dans le monde entier et ont été récompensés par de nombreuses distinctions. Elle s’est éteinte à Los Angeles le 1er octobre 2025 à l’âge de 91 ans.
Adresse email du destinataire
Votre nom / prénom
Votre adresse email
Comments
Partagez par email
Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.
Cette option doit être activée à tout moment afin que nous puissions enregistrer vos préférences pour les réglages de cookie.