Le voeu de Nina

Janette a eu le plaisir d’accueillir Nina, dont le plus grand rêve était d’assister aux plus grands défilés de la Fashion Week. Grâce à l’association Kanner Wonsch, notre rédactrice mode d’un jour a pu vivre cette expérience exceptionnelle durant la Fashion Week de Paris 2019. Elle nous raconte cette journée pas comme les autres.

 

 

‘’La mannequin Adriana Lima a dit un jour : « Vous avez toujours besoin de rêver, sinon vous ne saurez jamais ce que vous voulez et ce que vous devez viser. » J’ai rêvé, me semblait-il, de l’impossible – assister à au moins un défilé de la Fashion Week à Paris. Pourquoi à Paris ? Parce que Paris, c’est Paris ! Mon rêve est devenu réalité et je me suis retrouvée tant aux défilés de maisons de créateurs célèbres qu’à ceux de talents nouveaux.

 

Dior a ouvert le bal au sein du Pavillon de l’hippodrome de Longchamp et c’est donc à leur défilé auquel j’ai assisté en premier. Je trouve cela symbolique, car historiquement, c’est Dior qui a ouvert la voie aux défilés. Ce fut l’un des moments les plus excitants de ma vie !

 

Au centre du pavillon, il y avait de jeunes arbres enveloppés dans de la toile avec un panneau : « Plant for Future ». Tous sont destinés à se retrouver dans les parcs de Paris. Une jolie initiative !

Les motifs ruraux créaient une ambiance de spectacle. Le coton, lin naturel, maille et motifs floraux, tout rappelait l’atmosphère de l’été dans un village.

 

Les mannequins portant des sarafanes translucides et sandales avaient l’air si insouciantes qu’il semblait qu’elles n’étaient pas uniquement des filles, mais une rivière claire courant entre les arbres. La musique du légendaire compositeur français de films Alexandre Desplat, de l’album “The Tree of Life” par Circles and River, ressemblait également à une rivière et venait rajouter une touche mystérieuse à l’ensemble.

 

À un moment donné, les vêtements des « villageois » ont été remplacés par des looks militaires qui comprenaient des accents plus sévères, des shorts, salopettes kaki, manteaux de camouflage ressemblant à des tentes, ceintures en toile grossière, bottes en cuir et des casquettes au lieu de chapeaux.

 

Le monde dans lequel nous vivons est si fragile, si fantomatique, qu’il arrive qu’à un moment donné, les jeunes beautés enfilent des uniformes militaires.

L’équipe Dior a sans aucun doute atteint son objectif de créer ces archétypes divins qui concernent tout le monde. Et bien sûr pour moi, une jeune fille russe, la collection m’a rappelé le grand travail, de Léon Tolstoï, le roman intitulé « Guerre et paix ».’’

 

A la suite du défilé grandiose de Dior, j’ai découvert la marque, Koché. La créatrice de cette marque est Christelle Koche. Le nom de famille de Christelle et le nom de sa maison de couture sont écrits différemment mais prononcés de la même manière. « Je voulais garder mon nom, mais avec une légère différence : c’est moi, bien sûr, mais pas seulement », nous dit-elle, « Koché est la façon de penser qui, je l’espère, va au-delà de ma personnalité et de mes désirs. »

 

Christelle a organisé son défilé dans l’immense bibliothèque publique du centre de Georges Pompidou. Un espace avec des supports de livres, des bureaux de lecture et de travail n’est pas seulement un désir de surprendre un public averti. Sur chaque chaise pour les invités il y avait des livrets d’une maison de couture ainsi que des livres faisant partie de la collection « Que sais-je ? ».

 

La collection printemps-été Koché est une délicieuse combinaison d’éléments de mode de rue et de techniques de couture qui fait harmonie du choc des deux cultures. Brute à première vue, avec des vestes bombers, shorts et même survêtements, mais également avec des chapeaux énormes et délicats décorés de plumes, robes translucides, chaîne en or sur les poignets combinés avec des bracelets brillants sous la forme de crocodiles et lézards.

 

La musique pendant le spectacle variait de sons troublants et déchirés, à « Skywalker » par Babyfather ainsi que le bien connu « Forever Young», terminant le spectacle afin que nous puissions nous promener dans les cieux tout en restant jeune.

 

J’aime la façon dont Christelle n’a pas peur d’expérimenter non seulement avec des images, mais aussi avec ses mannequins. Parmi eux se trouvaient à la fois des mannequins professionnels, des filles ordinaires et des femmes d’âges et de morphologies différentes. Je pense qu’ils reflètent très bien la philosophie de la marque que nous sommes tous différents, tout en restant similaires, même si nous voyons le monde différemment.

 

Lors de mon voyage, je me suis également retrouvée à l’opéra Garnier, où je n’étais jamais allée auparavant. L’aspect de ce bâtiment a toujours attiré mon attention de par sa grandeur et sa luxueuse apparence. Je m’y trouvais donc, pour la première fois, non pas pour de l’opéra ou du ballet. Mais bien pour le défilé de Balmain.

 

Dès mon entrée dans le hall principal, j’ai été choquée. Il était difficile de se concentrer sur quoi que ce soit. Il semblait que tout l’or et la richesse du monde se sont trouvés réunis en un seul endroit. L’air sentait littéralement le luxe de l’époque des Beaux-Arts de Napoléon III.

 

Dans cet intérieur néo-baroque, il semblait que la collection serait à l’unisson avec elle. Quelle a été ma surprise et mon plaisir quand les premiers modèles sont sortis. Le sol sur lequel ils marchaient était un tapis rappelant un échiquier.

 

L’ensemble de la collection a été divisé en trois parties : strictes tenues géométriques en noir et blanc ; robes brillantes, multicolores et volantes, et enfin des costumes brodés d’étincelles, brillant comme des étoiles. Le designer a voulu montrer qu’il ne faut jamais avoir peur du “trop”, quoi que les mannequins portaient, elles restaient des reines avançant vers la victoire de l’échec et mat.

 

Et donc les filles, ce printemps / été, nous serons en sarafanes translucides pour le petit déjeuner ; dans d’énormes chapeaux délicats décorés de plumes au déjeuner, et nous étincellerons au dîner. Sans oublier par intervalles, de rêver.

 

 

 

Jour après jour, l’association met tout en œuvre afin de réaliser le plus grand vœu d’enfants atteints de maladies graves et résidant au Luxembourg.

 

Si vous désirez vous aussi les aider dans leur mission, n’hésitez pas à faire un don sur wonsch.lu

Ou bien si vous avez dans votre entourage un enfant atteint d’une maladie grave, contactez-nous à l’adresse info@wonsch.lu et nous réaliserons l’impossible pour l’aider à surmonter sa maladie.”

 

 

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